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Archives des Editos par dates de Pierre Auguste

Et surtout la santé

ET SURTOUT LA SANTÉ


L’éternel débat sur la santé nous concerne tous puisque nous sommes à la fois cotisants, bénéficiaires et solidairement déficitaires.
La santé n’est pas un luxe, c’est un besoin vital comme le dit la carte verte qui nous ouvre un crédit supérieur à celui de notre carte bleue.
Nos décideurs, qui sont bien obligés de décider quelque chose, nous préparent un système régulateur. Cela sent le gaz et l’usine à gaz.
Mais le débat dépasse largement le domaine de la santé et ouvre la réflexion sur les responsabilités individuelles et collectives, sur la division du travail et sur la place relative des prestataires et des donneurs d’ordres.
Nous ne prétendons pas donner en quelques lignes une formule qui remédierait à tout. Nous ne sommes pas des « politiques. » Qu’ils tournent à gauche ou à droite, qu’ils alternent ou soient bloqués, les sens obligatoires sont dangereux.
En matière médicale, on veut nous imposer de consulter un généraliste avant de faire appel au spécialiste. Pour réduire le coût de la maintenance immobilière, nous imposera-t-on un jour d’aller voir l’architecte avant de faire appel au plombier ?
L’édifice qui nous est le plus cher est notre corps qui abrite et nourrit notre esprit. Dès que, et tant que, nous sommes en état d’en rester maîtres, nous devons être juges de ce qui nous est bon pour nous en acceptant les risques et les coûts de nos choix et de nos décisions.
Il est loisible à chacun de choisir la méthode et les moyens de s’informer sur l’état de l’art, de s’attacher les concours qui lui permettront de faire « l’état des lieux », de se fixer des objectifs et de choisir entre les médications proposées.
Nous sommes notre propre maître d’ouvrage et devons le rester.
Le médecin généraliste est un consultant et doit le rester. Son rôle est d’aider son client à envisager toutes les éventualités et à évaluer les conséquences de ses choix.
La machine humaine est complexe. Elle requiert expérience, expertise et conscience des intervenants. Mais, tant que le fardeau de la souffrance, la charge de traîner sa carcasse et le prix des prestations sont concentrés sur une personne lucide, elle seule dispose de la légitimité de recueillir avis et conseils, d’en faire la synthèse et de prendre les décisions qui le concernent
Dans un système ou chacun paie pour tout le monde, il ne faut pas s’étonner de voir s’installer l’irresponsabilité et l’ingérence qui génèrent les déficits et les abus de pouvoir sur les individus.
Il en va de la santé comme de toutes activités humaines. Il faut émanciper l’homme par le savoir, la compétence, l’autonomie économique, la responsabilité et la détermination afin que chacun puisse maîtriser son destin.
Il s’agit en fait de promouvoir une vision optimiste des aptitudes du plus grand nombre à se prendre en charge et de proscrire une conception élitiste de la société qui réserve à quelques-uns le pouvoir de régenter la vie et la mort de tous. L’élite autoproclamée, qui s’oppose à l’instauration d’une médecine à deux vitesses, serait plus crédible si, pour son propre usage, elle prenait l’omnibus des prestations médicales tout en renonçant à se faire rembourser son billet.
Le besoin de santé est un besoin vital qui devrait être accessible au plus grand nombre sur la base du financement par des revenus normaux. Le problème ne trouvera de solution satisfaisante que par une élévation générale des revenus et donc de l’activité. La mission essentielle des pouvoirs publics est de dispenser les formations nécessaires pour que chacun puisse atteindre sa complète autonomie économique. Toute la sollicitude des décideurs devrait être réservée à ceux-là seuls qui ne peuvent se suffire.
En bref, il vaudrait mieux pouvoir compter sur sa carte bleue que sur sa carte verte.
Mais ce sont là sans doute des vœux pieux pour un avenir fort lointain.
C’est pourquoi, à vous tous, entreprises ou individus, au seuil de la nouvelle année, nous vous souhaitons la santé avant tout.

Pierre Auguste

Le 30 décembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-12-29

Les loges de la folie

LES LOGES DE LA FOLIE


Les événements insensés qui nous tombent sur la tête à un rythme forcené, finissent par nous persuader que sommes tous fous, l’avons été ou le serons bientôt.
La folie se loge partout. Dans les religions qui poursuivent des massacres expiatoires comme au temps maudits de nos guerres de religion. Dans l’économie dont les guerres enrichissent les riches et affament les mal nourris. Dans la politique où règne l’obsession du pouvoir, non pour en faire bon usage mais pour le détenir. Dans les neurones des maîtres qui se conduisent en esclaves. Dans la tête des esclaves qui ont de bonnes raisons d’exploser à tout propos.
Tout est tourneboulé dans le plus dément des mondes. Les individus sont atteints. Les groupes humains aussi. Comme disait Brassens « dès que l’on est plus de quatre… »
Le travail est considéré comme une aliénation, mais quand nous n’en avons pas, nous en cherchons pour nous libérer. Les patrons ont le souci de produire. Leur bilan les obsède, surtout lorsqu’il est assez trouble pour faire un dépôt. Pendant que certains appellent un grand élan pour rendre l’économie compétitive, d’autres appellent aux grands mouvements pour bloquer la circulation et la production. Les travailleurs s’insurgent d’être pris en otage et approuvent ceux qui défendent leur beefsteak.
Les groupes ethniques sont fous d’eux-mêmes et ne supportent pas qu’on ne les supporte pas.
Les nations ont la phobie de l’isolement et sont perturbées par la concurrence forcenée.
Homo sapiens sapiens rase les murs. Homo femenicus fume et boit, « comme un homme ». Homo infantilis casse et incendie dès l’école maternelle. Homo vulgaris insulte à tout propos. Homo sexus affiche ses choix intimes et exige qu’on l’aime. Homo psychanalys rêve de politique. Homo politicus joue les psychiatres. Homo mediatis est frappé de psittacisme.
Regardons les fous de sport, ils adorent les déguisements qui leur permettent de se reconnaître. Les supporters peinturlurés ne supportent pas que leur équipe perde, ce qui contrarie toujours l’une ou l’autre et « produit » presque toujours de la casse. Les dirigeants veulent des résultats pour avoir des sponsors. Les sponsors donnent de l’argent pour s’émerveiller devant leur logo à la télévision. Les sportifs commentent leurs exploits avec des mots dont ils ignorent le sens.
Les chasseurs s’habillent de vert pour passer inaperçus. Certains tirent sur tout ce qui bouge, et même sur les chasseurs à l’affût.
La folie des vaches est devenue contagieuse. Des énarques, fous de tauromachie, dépêchent des gendarmes gardians pour courser des taureaux épris de liberté.
Dans le théâtre du monde, les loges de la folie sont innombrables. Il faudrait être un maniaque pour chercher à les inventorier. À moins de prendre la folie au second degré, comme ce fou d’Érasme qui en fit l’éloge.
Mais que ce bref échantillon des dérèglements humains ne nous empêche pas de passer de bonnes fêtes en famille. Maintenant que tout est acheté ou commandé, il faudra bien le consommer. Mettons les rallonges à la table. Plus on est de fous, plus on rit.
Allons y toutefois modérément sur les plaisirs qui déjantent en pensant un peu aux lendemains qui déchantent.
Peut-être, le goût des bonnes choses nous paraîtrait-il plus innocent si nous consentions quelque dépense inaccoutumée, et peut-être un peu folle, pour des plus malheureux.
Et si nous avons de bonnes raisons de n’avoir pas le cœur à la fête, ayons la force de ne pas sombrer dans la mélancolie.
À la rentrée, reviendra le court instant annuel des bonnes résolutions. Les enfants instables et inconséquents, que nous sommes, formuleront le vœu pieux de vivre paisiblement dans un monde de sagesse.
Mais la fatalité des écoliers nous menace : la deuxième page du cahier est toujours un peu plus brouillonne.

Pierre Auguste

Le 23 12 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-12-22

Des outils et de leur usage

DES OUTILS ET DE LEUR USAGE


L’outil naît de la paresse et de l’inventivité de l’homme mais sa mise au point requiert beaucoup de vaillance. L’urgence et les arrière-pensées détournent parfois l’outil de l’emploi qui lui était assigné. Ainsi voit-on la clé à molette servir de marteau, le marteau pilon enfoncer des clous et l’urne électorale recueillir des suggestions sans rapport avec la consultation.
Les sites Internet n’échappent pas à ce genre de détournement. Certains utilisateurs ne prennent pas le temps de lire les modes d’emploi. D’autres proclament comment ils auraient conçu l’outil s’ils l’avaient réalisé lorsque l’idée leur en était venue.
Nos programmes informatiques ont des finalités que nous ne cessons de décrire, de perfectionner et d’enrichir. Nous cherchons à satisfaire les plus exigeants. Nous privilégions toujours la compétence et le sérieux des offres ou des demandes dont nous entendons être juges sans autre dépendance que celle des lois.
Nous voulons être utiles à la fois aux entreprises qui ont besoin de personnel et à ceux qui ont besoin de travailler pour vivre. Nous développons des outils qui facilitent les prospections et la mise en contact des uns et des autres. Le nombre et la conception même de nos sites en témoignent.
Même si quelques impatients ne savent pas les trouver, nos formulaires, nos moteurs de recherche, notre messagerie d’alerte existent. Ils sont conçus et constamment améliorés pour augmenter leur efficacité et leur commodité d’emploi.
Notre système a un potentiel de réactivité qui accroît les chances de tous mais surtout celles des plus dynamiques. C’est à chacun de trouver le mode d’emploi qui s’adapte le mieux à ses attentes professionnelles et à l’organisation de sa vie. Pour obtenir un maximum d’efficacité il suffit de suivre les modes opératoires associés aux formulaires de dépôt ou de modification des candidatures.
Notre ambition est de favoriser la communication entre tous ceux qui ont intérêt à devenir partenaires.
L’appel à nos outils informatiques et de communication permet à chacun d’élargir son audience, d’accélérer ses transactions, d’en améliorer la pertinence et d’en réduire les coûts. Nous sommes présents, non seulement sur les lieux de travail et à domicile mais aussi en tout point connectable à Internet qui a le don d’ubiquité. Nous organisons la confrontation des offres et des demandes de manière à établir des contacts qui auraient pu rester improbables.
Nous estimons que la qualité, la fiabilité et la fraîcheur des informations sont indispensables à la pérennité des services et priment sur le volume des transactions.
L’automatisation des tâches a les avantages de la rapidité, de la facilité d’emploi .En contrepartie, elle impose quelques contraintes sur la présentation, la formulation, la saisie et le contrôle des informations.
Nos efforts sont compris et portent des fruits. Notre audience et nos progrès sont remarqués par les observateurs attentifs de la vie des réseaux.
Nous renonçons parfois à satisfaire certains utilisateurs qui nous adressent des injonctions comminatoires pour que nous compensions leur inaptitude à s’adapter au monde qui les entoure. Nous leur souhaitons bonne chance pour maîtriser leur avenir professionnel.
Nous avons créé nos outils pour un usage. Nous avons l’intention de nous tenir à l’idée que nous nous en faisons.
Et, comme nous sommes pour le progrès, nous les ferons évoluer en fonction de l’idée que nous nous en ferons en observant les résultats.
Notre système a été construit sur la base d’un objectif intermédiaire simple : Une amélioration par jour.
Demain sera un meilleur jour, même si « rien n’est jamais acquis… »

Pierre Auguste

Le 16 décembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-12-15

Offre ou demande, une question de distinction

OFFRE OU DEMANDE, UNE QUESTION DE DISTINCTION


Dans le courrier des affaires, les salutations sont souvent distinguées. Mais les offres et les demandes ne le sont pas toujours. Entendez par là que ces deux mots sont parfois employés l’un pour l’autre, ce qui ne va pas sans inconvénient. Nous l’allons montrer sur le champ. Sur le champ informatique.
Sur nos sites, qui sont dévolus à l’emploi, nous recueillons des offres et des demandes qui sont enregistrées, contrôlées, traitées pour être confrontées et pour avertir les entreprises et/ou les individus qui ont des attentes complémentaires.
Par nécessité d’ordre et de méthode, les demandes et les offres sont classées dans des tables ou des champs informatiques distincts.
Une déjà longue expérience nous a montré que certains utilisateurs, heureusement peu nombreux, sont en quelque sorte câblés à l’envers. Allez savoir pourquoi, ils utilisent le mot « offre » dans un sens opposé à celui qui lui est généralement donné. C’est navrer Descartes à titre posthume pour qui « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » !
Pour vous, nous avons fait une enquête méthodique qui nous a révélé que personne n’a de réticence à se présenter comme offreur. Il y a dans ce mot un parfum de noblesse et une connotation de générosité qui réchauffe le cœur.
À l’inverse, les mots demande et demandeur provoquent des réticences et des restrictions mentales qui altèrent le fonctionnement des outils. Certains claviers frappent le mot offre dans des champs désignés pour formuler ce qui est généralement considéré plutôt comme une demande !
En fait, il semblerait que certains « ego » ne supportent pas de se placer en position de demandeur, donc de « solliciteur. »
Nous ne donnons pas suite à des demandes qui, plus ou moins délibérément, sont mêlées aux offres.
C’est pourquoi, il n’est pas inutile de rappeler la coutume du marché du travail selon laquelle :
-une offre désigne un travail à la recherche d’une ressource ;
-une demande désigne une ressource à la recherche d’un travail.
Qu’un demandeur d’emploi, un expert, un consultant, un stagiaire propose ses services ne le place pas pour autant en position d’offreur !
Ainsi va le vocabulaire, nécessairement net quand il s’agit de traiter avec précision les affaires, artistiquement flou quand on veut laisser place à la diplomatie, à la négociation, à la lésine ou à la chicane.
Mais, pour tout compliquer, nous l’observons aussi sur nos sites, plus un candidat met en avant sa rigueur, plus s’accroît la probabilité de trouver des erreurs dans ses formulaires.
Comme dit l’adage, « quand la chose n’y est pas, on y met le mot. »
L’exorcisme par le vocabulaire est dans l’air du temps.
Nous vous demandons, à vous qui respectez les mots et leur usage, de bien vouloir accepter l’expression de notre considération la plus distinguée.

Pierre Auguste

Le 9 décembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-12-08

Les réformes inertielles

LES RÉFORMES INERTIELLES


Lorsqu’on croit avoir une idée, il faut trouver les mots pour la dire.
Les académiciens n’ont pas le monopole des mots en devenir. Les écrivains, les philosophes, les scientifiques, les hommes politiques et l’homme de la rue usent et abusent d’inventions sémantiques. Pourquoi nous priverions-nous de ce vain plaisir de lancer comme eux des appels à l’entendement et à l’émerveillement universels ?
Vous l’avez remarqué, depuis des lustres on nous parle de réforme. Il y eut même un parti des réformateurs qui fut promptement refondu dans le magma politicien. En notre pays cartésien, qui aime les classifications, nous pourrions répartir les réformes en catégories bien distinctes selon qu’elles sont nécessaires ou inutiles, conjoncturelles ou structurelles, prioritaires ou secondaires, envisagées ou ajournées, annoncées ou dissimulées, soutenues ou combattues, amorcées ou désamorcées, entreprises ou abandonnées. Quelques-unes sont même réussies qui ne sont pas des réussites à terme.
Mais toutes choses étant compliquées, ces classements ne seraient pas exclusifs. Même lorsqu’elles sont structurelles, les réformes sont toujours quelque peu conjoncturelles car la conjoncture change l’ordre des priorités, ce qui ne va pas sans créer, ni résulter, du désordre dans les esprits.
Un clou chassant l’autre, le contenu de chaque réforme en cours évolue comme un ectoplasme. L’inertie l’emporte et la réforme n’est pas celle qu’on attendait. La réforme observée est inertielle. À travers les alternances, elle résulte d’un processus qu’au fond personne n’a ni voulu, ni défini, ni décidé, ni conduit. La vie en mouvement résiste à toute cause de variation. Comme si ne pouvait advenir que l’inéluctable, sous l’effet d’incoercibles pesanteurs.
Comme le savent les académiciens et les éditeurs de dictionnaires, la meilleure manière de donner un sens à une expression est de citer des exemples.
Voici deux exemples de réformes inertielles que nous verrions se développer sous nos yeux si nous les ouvrions un peu.
Elles concernent deux sujets majeurs que sont l’emploi et la formation, ces frère et sœur siamois condamnés à vivre l’un pour l’autre.
On nous le dit et nous le voyons par les résultats, notre enseignement est en crise. Le nombre des analphabètes et le nombre de fautes d’orthographes commises par ceux qui ne le sont pas sautent aux yeux de ceux qui ont le souvenir du plaisir austère des dictées sous la férule d’instituteurs sourcilleux.
Nous assistons à une interminable partie de mistigri mettant en scène chaque enseignant et chaque élève dans chaque classe, chaque famille, chaque associations de parents d’élèves, chaque syndicat, chaque parti politique et, pour couronner le tout de lauriers, chaque strate de nos pouvoirs publics
Selon l’estrade ou la tribune de laquelle on parle, la faute en est aux crédits, à l’administration, à la société, à l’idéologie, à Voltaire, à Rousseau. C’est la faute aux autres. Bref, c’est la faute à tout le monde. Nous en sommes toujours à vouloir en revenir aux savoirs fondamentaux : Lire, écrire et compter. Il faut bien des diplômes et bien des diplômés pour produire cet épisodique éclair de génie. Et pendant ce temps, la réforme inertielle continue. L’inertie interne induit une « externalisation » rampante et spontanée vers l’enseignement privé.
Pour l’emploi, les mesures concrètes émanent de l’administration qui aime croître et ne se renie jamais. L’agence nationale pour l’emploi et ses succursales délocalisées avaient déjà pignon sur rue. Elles vont bientôt pouvoir converser avec les trois cents maisons de l’emploi, dernière couche d’alvéoles du dispositif. On recrutera des fonctionnaires pour enseigner aux Français l’art et la manière de s’insérer dans le secteur privé ! Pour mieux coordonner les actions, on agrandira les grandes salles nationales, régionales, préfectorales, départementales, intercommunales, municipales et consulaires.
Ainsi vont les réformes inertielles. Rien ne peut les arrêter, ni leur imposer un cap.
Alain nous avait prévenus, « nul n’obéit plus qu’un roi. »

Pierre Auguste

Le 25 novembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-11-24

Simplicité et complexité

SIMPLICITÉ ET COMPLEXITÉ


D’aucuns le regrettent mais le monde a changé, il change et il changera. Et d’abord le monde du travail. Dans les entreprises, ce qui était le personnel est devenu des ressources humaines qui sont gérées un peu comme des stocks, à flux tendus. Le zéro stock humain s’est instauré. Mais les hommes ne restent pas sans bruit sur des étagères à attendre que l’on veuille bien les employer et satisfaire leurs attentes.
Les contraintes du village mondial, les exigences collectives ou individuelles plus moins raisonnées, la multiplication des techniques et des savoir-faire, compliquent la rencontre de l’offre et de la demande.
Entreprises ou individus, en quête d’un avenir meilleur, cherchent à trouver mieux, ici ou ailleurs.
Dans notre monde un peu désordonné, les vieilles vertus de nos aïeules peuvent trouver une nouvelle jeunesse. L’ordre ménager avait ses règles dont la première était d’avoir une place pour chaque chose et de mettre chaque chose à sa place.
S’il est un domaine dans lequel un certain ordre doit régner, c’est bien celui des informations économiques. L’ordre à instaurer n’est pas un ordre moral ; c’est l’ordre dans les idées qui suppose d’abord l’organisation de la saisie, du stockage, du traitement et de la circulation des informations relatives au travail.
Nous avons pris l’initiative de constituer progressivement un carrefour d’information sur les offres et demandes de travail. Sur nos 170 sites nous avons imposé des contraintes qui ont pu surprendre ou indisposer.
La structuration précise de nos formulaires a pour objectif de rendre les informations intelligibles, commodes d’accès, pertinentes, ouvertes, discrètes.
L’autonomie et l’équilibre économique du fonctionnement nous imposent des règles strictes. Notamment, la levée de l’anonymat doit obéir à des séquences précises pour assurer, en temps opportun, le légitime et raisonnable paiement des services.
Les utilisateurs apprécient notre rigueur qui est une garantie, à la fois pour les entreprises et pour les demandeurs d’emploi qui espèrent trouver par nos sites des partenaires loyaux, respectueux d’autrui, des règles et des engagements.
En effet, notre confiance ne saurait durablement être trompée et nous ne pourrions durablement tromper celle de nos clients.
Nous avons cherché à rendre l’utilisation de nos sites intuitive et naturelle. Toutefois, pour obtenir le maximum de ce que peut produire le système, les utilisateurs doivent apporter le plus grand soin à l’expression de leurs transactions et de leurs saisies. Le choix des mots clés et la clarté des requêtes nécessitent une bonne connaissance de la logique informatique et des subtilités sémantiques.
Un faible nombre d’utilisateurs renâclent devant les règles. Certains se posent en juges impitoyables d’autrui et revendiquent pour eux-mêmes le droit de transgression. Nous avons pour règle de ne porter de jugement ni sur les individus, ni sur les entreprises, ni sur les professions. Il ne pouvait toutefois nous échapper que ceux qui tentent de transgresser les règles appartiennent souvent à des professions qui se prévalent d’une éthique d’acier. Ainsi va le monde, contradictoire, paradoxal et dérogatoire !
La recherche de la simplicité d’emploi d’un système conduit toujours à une complication technologique. Il n’est pas simple de mettre en ordre l’information comme des objets de la vie courante.
La fiabilité des informations, la rapidité des requêtes, la large ouverture des diffusions et prospections, la multiplicité des services s’accompagnent toujours de quelques complications. Nous essayons de faire en sorte que cette complexité technique ne soit pas perceptible par les utilisateurs. Notre système est une sorte de télescope qui fait entrer le vaste monde chez vous. À chacun d’en tirer le maximum. Il n’est pas nécessaire d’être Copernic, ni Paganini, pour accéder à notre instrument.
Ne tirez pas sur le machiniste, il fait un métier compliqué : vous simplifier la vie !

Pierre Auguste

Le 18 novembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-11-17

Trouver du travail, trouver du personnel

TROUVER DU TRAVAIL, TROUVER DU PERSONNEL


Une information n’est fiable que si l’on en connaît l’origine, l’état de fraîcheur, les traitements subis et les conditions de transport. Comme une marchandise, elle doit être soumise à des principes stricts de traçabilité.
Quiconque lance une bouteille à la mer pour trouver un emploi ou un employé doit s’interroger sur le cheminement de son vecteur de communication. Il n’est pas indifférent de s’approvisionner à la source ou de puiser dans le vivier banal.
Diverses formules de sites sont dévolues à l’emploi.
Une première catégorie est constituée par les grands omnibus qui relaient des sources multiples introduisant chacune leurs règles et leurs délais. Des présentations diverses compliquent les vérifications, les recherches, les comparaisons et les synthèses. La multiplicité des opérateurs intermédiaires accroît les délais de traitement et introduit des incertitudes sur la validité des informations.
Une deuxième catégorie est constituée par les sites d’entreprises qui ont l’avantage de fournir une information prélevée à la source. Mais ils visent plus la commodité propre des entreprises que celle des demandeurs d’emploi. Les utilisateurs sont contraints de « faire leur marché » en visitant toutes les vitrines sans jamais être sûr de procéder à « des dénombrements sans omission ni répétition » comme disent les mathématiciens.
Une troisième catégorie est constituée par des sites spécialisés ou géographiquement délimités. Les entreprises ou les demandeurs d’emploi, qui entendent se cantonner dans leur spécialité ou leur secteur géographique, peuvent y satisfaire leurs attentes. Mais les spécialisations étroites réduisent le champ des offres et des demandes.
Les mutations technologiques et économiques induisent la mobilité géographique et imposent l’ouverture à de nouvelles techniques professionnelles. Aussi faut-il élargir les prospections hors des sentiers habituels. En se « promenant » à travers tous les univers professionnels ou géographiques les employeurs et les demandeurs perdent du temps et réduisent la probabilité de trouver « chaussure à leur pied. ».
Engagés dans une autre voie, nous avons mis progressivement sur pied un système qui peut se substituer aux forums coûteux et dévoreurs de temps. Il cumule les avantages des sites catégoriels sans en présenter les inconvénients. Notre système est multiservices, multisectoriel, « polytechnique » et, bien que fonctionnellement concentré, il est géographiquement réparti.
Les entreprises et les prestataires de services utilisent notre tissu relationnel et la structure de notre base de données pour obtenir les informations qui les concernent, pour suivre leurs opérations de prospection et de recrutement, pour élargir leurs champs de recherche et cibler leurs annonces. Les candidats à l’emploi entrent et gèrent leurs données personnelles et sont tenus informés des opportunités qui se présentent à eux.
Des automatismes judicieux et des contrôles stricts permettent d’assurer à la source, la clarté et la sincérité des informations. Ils organisent et facilitent les dialogues, les contacts, les négociations et les suivis. Avec nos conseils et notre aide, les utilisateurs peuvent cibler leurs annonces, les diffuser simultanément, facilement et rapidement sur les sites appropriés.
Une stricte mise en forme des informations permet des traitements informatiques qui ouvrent une large confrontation des offres et des demandes et assurent la diffusion de messages d’alerte personnalisés.
Des économies d’échelle autorisent la pratique de tarifs sans équivalents. Des formules d’abonnement permettent à chacun d’adapter les services à ses besoins.
L’effet de masse de l’ensemble des « entrées logiques » donne au système une position d’accessibilité remarquable.
Vos efforts d’utilisateurs compréhensifs et rigoureux, permettront de réaliser notre ambition commune de disposer d’un ensemble de sites qu’on trouve et qui trouvent
Le burin vaut ce qu’en fait le sculpteur.

Pierre Auguste

Le 11 novembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-11-10

l'empire du doute

L’EMPIRE DU DOUTE


Depuis qu’assisté par la France, Montesquieu créa les États-Unis d’Amérique, aucune élection ne fut suivie avec autant d’attention et par autant de gens. Si le monde entier avait pu voter, les pronostics auraient été moins incertains. Le « melting-pot » a parlé. Le décodage de son message stéréophonique fera appel à des filtres et à des traitements dignes de la haute technologie des signaux
Au fond, le nom sorti du chapeau de l’Oncle Sam importe à moitié. Ce qui va compter maintenant, ce sont les actes. En démocratie élective les promesses durent ce que durent les campagnes dont le principal objet est de générer et d’entretenir les rêves.
De quelque bord qu’ils viennent, les tenants des gouvernes sont confrontés aux réalités.
Aux États-unis, siège du gigantisme et de la multiplicité des structures soumises aux suffrages, on ne fait pas de détail. On vote pour tout en même temps même si ce n’est pas « en temps réel » car les fuseaux horaires et les états commandent.
Après le long suspens de la campagne, il faudra attendre pour voir les effets concrets du « spoils system » qui joue toujours un peu, même quand le président est reconduit. Plus que partout ailleurs, la politique y est le résultat des équilibres ou des déséquilibres des forces en présence. Le président, le congrès les pouvoirs locaux, les lobbies, les entreprises, les citoyens n’obtiennent pas tout à fait ce qu’ils auraient voulu. Les étrangers non plus ! C’est ainsi qu’un certain retrait pourra succéder aux interventions extérieures et que des actions intérieures pourront tempérer le libéralisme. La force des choses infléchira quelque peu la politique vers ce que préconisait le concurrent. Le grand vaisseau tentera d’échapper aux tempêtes et aux pirates en composant avec les lois de la mécanique universelle qui ignore les ordres du capitaine.
Quelles que soient la détermination et les actions concoctées dans les cerveaux, toujours découplés d’une part du réel, les problèmes majeurs continueront à se poser.
Le premier est celui de la dérive croissante des continents humains vers plus de pauvreté ou vers plus de prospérité selon qu’ils se situent de part ou d’autre des grandes failles du développement. Cette question n’épargne pas les États-Unis où la disparité des vies concrètes est le prototype de l’évolution du monde. Elle concerne les deux moitiés du continent Américain ainsi que l’Afrique séparée par le grand rift atlantique.
Une deuxième série de failles se superpose aux failles mondiales, économiques ou sociales. Ces « gaps », mentaux, culturels, idéologiques et religieux, sont passionnels et donc dangereux et souvent meurtriers.
La voie fut tracée par notre Montaigne national. En son temps, qui venait de connaître les guerres de religion, il préconisait de mettre « le cul sur la selle » et d’aller « se frotter et limer la cervelle contre celle d’autrui. » Il exprimait ses doutes par cette question que, partout et toujours, les grands de tous secteurs et de toutes obédiences feraient bien de se poser : « Que sais-je ? ».
Aux convictions et aux certitudes il faudra substituer un peu d’humilité pour aborder les grands problèmes d’aujourd’hui et de demain. Et lorsqu’il faudra frapper, on devra le faire, certes avec détermination, mais aussi à bon droit et à bon escient.
Production d’énergie, développement, répartition du travail et des richesses nécessitent l’abandon des prétentions hégémoniques et des intolérances. L’état du monde et de l’humanité appelle action concertée et raison. Entre l’orient extrême et l’extrême occident, l’Europe doit prendre place pour contribuer à combattre le terrorisme et à traiter les problèmes du Moyen-Orient compliqué et du Sud démuni. Chaque pays doit assumer ses problèmes sans faire dépendre leur solution du reste de l’univers.
Le bon sens a dit Descartes « est la chose du monde la mieux partagée ». Selon sa propre méthode, il aurait dû « révoquer en doute » cette affirmation et conjuguer le verbe être au futur ou au conditionnel. L’empire du doute scientifique est à construire.
Que toutefois l’Europe ne doute pas trop d’elle-même et que nos amis américains ne doutent pas trop de l’Europe qui sait ce qu’elle leur doit. De vieux enfants français ont encore à la bouche le goût des biscuits vitaminés et du lait concentré envoyés par l’Amérique pour les aider à supporter les restrictions durant l’occupation allemande.

Pierre Auguste

Le 4 novembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-11-03

Agir utile

AGIR UTILE


Lorsque les faits nous échappent, nous tentons d’en reprendre le contrôle par le vocabulaire. Les problèmes difficiles sont élevés au rang de « problématique » en attendant que des solutions se profilent sur l’horizon glissant.
Nous élaborons des plans auxquels nous donnons de beaux noms pour les distinguer des précédents. Nous avons inventé le « développement durable » pour annoncer des jours meilleurs dont personne ne sait ce qu’ils seront ni quand ils viendront. Les persifleurs font observer que le développement durable le mieux réussi est celui du chômage. Des positions permanentes sont tenues au-dessus de « la ligne de crête des deux millions de chômeurs » qu’on nous avait pourtant promis de ne pas dépasser. Nous « avons tout essayé », sauf ce qui semble mieux fonctionner ailleurs.
Ceux qui se pressent aux premiers rangs des personnalités locales, régionales ou nationales retroussent leurs manches et ajoutent des strates aux strates de l’action collective sans attendre d’en observer les effets. Mais « lorsque la couverture est trop petite, on ne peut pas l’avoir à la fois sur la tête et sur les pieds. » En situation de pénurie d’emploi, quiconque remue ciel et terre pour caser « son candidat », contribue à reléguer un autre prétendant tout aussi légitime.
Lorsque l’offre est surabondante dans une spécialité, la situation s’inverse, les entreprises sont en pénurie de personnel et les travailleurs n’ont besoin que d’information pour trouver du travail et pour choisir.
Dernière née de la lexicologie du travail, la « charte de la diversité » est un substitut de la « discrimination positive » qui risquait de mettre à mal l’éthique républicaine. En situation de pénurie d’emploi cette charte n’a pu que s’en remettre aux entreprises pour ne pas remplacer une injustice par une autre injustice dans tout choix individuel lié au recrutement.
Les emplois créés par les fonds publics sont souvent dévolus au plus facile : la répartition des emplois, laquelle gagnerait à être laissée à l’initiative des entreprises et des individus.
Les interventions et les projets ne valent que par les actes utiles. Le vrai problème n’est pas de répartir les emplois existants mais de créer des activités productrices d’objets et de services susceptibles de trouver preneurs et payeurs. Il faut donc s’interroger sur l’utilité de ce que personne ne veut payer et mettre chacun en état de payer l’essentiel.
Les pouvoirs publics devraient se dégager de la routine de répartition pour consacrer leurs efforts à définir les règles, à réunir les conditions du développement d’activités nouvelles et à adapter les formations aux besoins futurs.
La prospérité économique sera construite sur une conception optimiste selon laquelle les hommes et les entreprises sont capables de se prendre en charge pour maîtriser leur destin. Il faut bannir l’habitude de dicter leur conduite aux agents économiques. L’essentiel est de ne pas décourager les initiatives. Il faut au contraire permettre aux hommes et aux entreprises de prendre place dans le corps économique autonome. Tout comme les hommes, l’économie est justiciable d’une hygiène de vie, d’une médecine préventive et d’une médecine curative.
L’interventionnisme et l’omniprésence des ambitieux pousse le citoyen vers l’état permanent de curatelle. Le chatoyant coq Chantecler s’obstine à croire que son chant fera lever le soleil et que tout le monde sera ébloui par ses capacités.
Ceux qui sont véritablement majeurs aspirent à être affranchis des curateurs institutionnels ou patentés. Satisfaire des besoins globaux est certes une tâche politique. Mais satisfaire des besoins particuliers est une tâche d’ordre privé qui doit rester l’apanage de partenaires placés en position de libres négociateurs.
On pourrait aussi penser à répartir les tâches utiles entre ceux qui se donnent le rôle d’octroyer les emplois et qui devraient plutôt s’occuper d’en créer ou d’en laisser créer.
Soyons optimistes, levons-nous pour travailler. Et un autre soleil se lèvera sous lequel chacun pourra trouver place.

Pierre Auguste

Le 28 octobre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-10-27

La philosophie de la reconstruction

LA PHILOSOPHIE DE LA RECONSTRUCTION


Le décès de Jacques Derrida a surpris la France car elle a appris en même temps qu’elle avait un grand philosophe et qu’elle l’avait perdu.
Cet homme à la crinière léonine avait, comme on dit, de la gueule. Il la faisait voir et entendre surtout à l’étranger car nul n’est prophète en son pays.
Les médias lui ont rendu hommage mais les trompettes de la renommée, qui sont toujours un peu bouchées, ont quelque peu simplifié le message. Vouloir, comme certains l’ont fait, caractériser une vie et une oeuvre par un mot, en l’occurrence la déconstruction, est sans nul doute réducteur. Il ne faut pas confondre la paternité d’une pratique et celle du terme qui la désigne. Jacques Derrida l’a dit, les philosophes ont toujours fait de la déconstruction sans le savoir en décortiquant les écrits et la pensée de leurs prédécesseurs. Les philosophes ont beaucoup d’ancêtres communs !
Le Point a marqué son hommage par l’émotion et la force des idées (F.O.G) et l’a placé sous le signe de l’érudition et, semble-t-il, celui de l’absolution (B.H.L). Une photo montre Jacques Derrida aux côtés de Jean-François Lyotard, qui l’a précédé de quelques années dans la vie et dans la mort. Cette photo suggère qu’il existe aussi une parenté, voire une filiation, entre la pensée de ces deux hommes. Lorsqu’en 1952, Jacques Derrida entrait en philosophie en passant par la rue d’Ulm, le professeur Jean-François Lyotard arrivait dans une classe préparatoire d’un antique établissement qui se flatte de compter Descartes parmi ses anciens élèves. Jean-François Lyotard y fit de la déconstruction avant l’heure. Il venait d’un autre établissement, auréolé par un discours qu’il y avait fait à l’occasion de la dernière distribution des prix, sur l’inutilité des discours de distribution des prix ! Ne serait-ce point là, déjà, un zeste de déconstruction ?
Il consacra la séance inaugurale de son cours à l’exégèse du programme qu’il désarticula en alternant pertinence et impertinence. D’entrée, le style fut donné. L’attention de la classe était obtenue par une ironie à la fois féroce et souriante. L’annonce fut faite de ce qui allait être moins un cours qu’un parcours « déconstructif ».
La suite fut passionnante. Les élèves ne voulaient perdre ni un mot ni un bon mot. Ils admiraient les lumières qui jaillissaient du panthéon des idées. Tout était revu, disséqué, corrigé, complété et parfois démoli par l’impitoyable cerveau. Mais la déconstruction était toujours suivie de perspectives de reconstruction.
La remise des copies corrigées était un grand spectacle. Le maître tenait la double feuille, par un coin, entre le bout du pouce et de l’index et lisait, en diagonale et avec emphase, les perles qu’il avait trouvées. L’auditoire était en joie, sauf l’auteur et ses idées qui descendaient de la sellette complètement déconstruits. Les planches orales tournaient au bienveillant supplice qui ne laissait passer ni une contradiction, ni un lapsus, ni une maladresse d’expression. La déconstruction était conduite dans un calme déterminé et un élan impitoyable. Les potaches sortaient des griffes du monstre, plus humbles et moins idiots. Armés de quelques outils ils allaient pouvoir déconstruire et reconstruire leurs idées à partir de matériaux de récupération mais aussi de matériaux composites nouveaux qu’ils allaient devoir oser inventer.
Tel était le philosophe dans ses œuvres, maniant tour à tour le burin, le marteau-piqueur et montrant la truelle. C’est honorer l’un et l’autre de dire qu’il y avait du Lyotard dans Derrida et qu’il y aura du Derrida dans toutes les têtes qui surmonteront les obscurités du langage pour puiser aux bonnes sources.
Mais peu importe de connaître la généalogie et la génétique des concepts qui sont affaires de spécialistes. Ce qui compte, c’est la détermination de ne pas s’en laisser conter. Le plus difficile est de ne pas se leurrer, seul, en petit comité ou en assemblée.
La philosophie est utilitaire ou n’est pas. L’ingénierie des idées trouvera encore des applications dans l’action politique et la vie économique car, dans notre vaste univers, il ne devrait pas être bien difficile de découvrir quelque secteur à déconstruire et à reconstruire.
Le philosophe est mort. Vive le Philosophe !

Pierre Auguste

Le 21 octobre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-10-20

Handicap

HANDICAP


Handicapés, nous le sommes ou le serons un jour, à des degrés divers. Les hasards génétiques, les accidents de la vie, la maladie ou l’âge nous menacent tous.
Même s’il a encore été épargné, chacun peut ressentir l’attente de ceux qui sont atteints par quelque incapacité de « pouvoir vivre comme tout le monde ».
Il y a beaucoup à faire pour la prévention ou la compensation des handicaps.
La recherche fondamentale, la pratique médicale, l’organisation sociale, l’ingénierie substitutive, la formation, l’information sont autant de champs d’action qu’il convient d’explorer, de développer et de coordonner.
La variété des solutions et la combinaison des efforts doivent répondre à la variété des atteintes et des attentes.
La première obligation est celle de la prévention qui pose des problèmes à la fois concrets, fondamentaux et moraux dont nous commençons à percevoir la complexité, l’imbrication, l’immensité et les implications. Notamment les débats théoriques sur la normalité et l’anormalité ou sur l’eugénisme ne sont jamais clos ou sont rouverts à l’occasion du traitement pratique des cas singuliers…toujours plus nombreux et plus délicats.
Lorsque le handicap est là, il faut le traiter avant de s’en accommoder grâce à des palliatifs les plus efficaces possibles.
Chaque cas requiert un traitement adapté qui appelle des savoir-faire spécialisés toujours plus nombreux et plus approfondis.
Il n’est pas question d’énumérer ici toutes les spécialités médicales, toutes les disciplines techniques, tous les modes d’organisation susceptibles de concourir à la production des traitements, des prothèses actives et des palliatifs capables de rendre la vie possible ou même agréable à ceux qui sont touchés.
Il faut bien admettre que pour se mettre au niveau des enjeux il est nécessite  de faire appel à des professionnels de haute compétence qui doivent vivre de leurs activités.
L’accès des handicapés à l’autonomie économique est un objectif majeur car, dans toute la mesure du possible, chacun doit pouvoir assumer les dépenses liées à son handicap.
Il faut donner aux financements complémentaires des formes sauvegardant la dignité des bénéficiaires, laissant à l’individu le choix des solutions les mieux adaptées à son cas et lui permettant d’assumer la gestion des moyens correspondants.
Le temps est révolu de compter surtout sur le bénévolat ou la charité publique pour faciliter la vie des handicapés. Malgré ses spécificités, le traitement des handicaps gagnera à être considéré comme une activité économique courante.
C’est la raison raisons pour laquelle nous avons introduit un site nouveau relatif au handicap qui prend place dans notre réseau dédié au travail et à l’emploi.
Nous nous efforcerons de faire du site « handicap.enligne-fr.com » un carrefour des nombreux talents et savoir-faire susceptibles d’aider ceux qui sont affectés par les accidents de la nature humaine et qui veulent cependant profiter de tout ce que la vie peut leur apporter.
Le réseau Internet réduit les sujétions liées aux déplacements et offre des possibilités de travail à distance et à domicile.
Nos 165 sites spécialisés interconnectés permettront en premier lieu aux entreprises de satisfaire plus facilement leurs obligations légales relatives aux quotas de recrutement de personnel handicapé. Mais un autre intérêt sera de donner aux handicapés la possibilité de proposer leurs services en fonction de leurs capacités, de connaître les offres d’emplois qui leur sont faites, et de chercher les concours spécialisés utiles pour atténuer les différentes formes de handicap.
Nos services se devaient d’être ouverts à tout le monde aux mêmes conditions générales, mais sans occulter les réalités spécifiques, humaines ou économiques.
Nous y avons bien réfléchi et nous avons décidé de ne pas éternellement en débattre avant de nous lancer. Comme toujours, la pratique tranchera le débat.

Pierre Auguste

Le 14 octobre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-10-13

Humeurs

HUMEURS


Aujourd‘hui l’information circule vite. C’est une chance pour la vie personnelle, sociale et professionnelle.
Mais cela ne va pas sans contrepartie. Les humeurs, les rumeurs, les erreurs et les fautes profitent des nouvelles technologies pour produire, dans l’instant, des ravages qui échappent aux stratèges.
L’actualité est riche d’embrasements médiatiques, sociaux et politiques qui auraient justifié plus de lenteur, de modération et de réflexion avant de jeter telle information sous les rouleaux de la presse, dans les champs magnétiques des antennes et sur les lignes du téléphone ou du « Net ».
Les démentis ou les rectifications sont toujours plus lents, plus embarrassés et plus discrets que l’information initiale car il est laborieux de sauver la face lorsqu’on s’est indigné indûment à la face du monde.
Nos 163 sites utilisent Internet comme vecteur des échanges d’informations entre ceux qui cherchent du travail et ceux qui sont susceptibles de leur en confier. Nous développons et nous mettons à la disposition des uns et des autres des outils que nous voulons performants, simples d’emploi et économiques, toutes caractéristiques qui sont parfois antinomiques.
La plupart des utilisateurs des réseaux en apprécient les fonctionnalités et la rapidité. Ils apprécient le nôtre pour sa pertinence. Ils en acceptent les limites que nous cherchons toujours à repousser et les contraintes que nous cherchons toujours à réduire.
Mais comme bien d’autres prestataires, nous ne sommes pas épargnés par quelques perpétuels insatisfaits auxquels tout semble dû et qui croient ne devoir rien à personne. Ces impatients rejettent toute contrainte comme attentatoire à leur génie, n’acceptent pas la moindre contrariété, prêtent des intentions malignes à leurs interlocuteurs, sont prompts à l’invective. Il est surprenant de voir comment certains, retranchés derrière le faux anonymat de leur ordinateur, s’imaginent pouvoir exiger sans retenue, contester sans aménité, condamner sans raison. Les frustrations s’étalent au grand jour. L’ordinateur se substitue au divan du psychiatre pour vider, devant le monde entier, ses querelles intimes.
Fort heureusement une explication simple et franche permet d’adoucir les plus revêches et de les inciter à prendre le temps de la réflexion avant d’en venir à l’anathème. En général nous nous quittons bons amis après quelques mises au point.
Mais il serait possible pour tous de gagner du temps et de la sérénité en ne confondant pas vitesse et précipitation. Une chaîne cybernétique complexe doit être cohérente et homogène, de bout en bout. Un grand débit de transmission est inutile si l’unité centrale de calcul est lente, a des ratés et manque de capacités de mémoire. Avec l’ADSL on peut dégainer des âneries plus vite que son ombre !
Nous ne sommes pas à l’abri de commettre des erreurs et nous recevons bien volontiers les remarques et les critiques constructives. Les exigences des clients et les vœux des utilisateurs sont la source de nos progrès. Chacun peut constater journellement que le dialogue des hommes passe, toujours plus, par des machines. Et le dialogue des machines nécessite d’abord de faire dialoguer les hommes qui les mettent en œuvre. Et le dialogue est impossible sans respect mutuel. Les machines mêmes, exigent un minimum de « protocoles ».
Le monde actuel est changeant. La vie professionnelle impose à chacun des contraintes qui lui occultent les difficultés des autres.
La machinerie sociale et professionnelle grince. On pourrait sans doute l’empêcher de brouter et de coincer avec ce lubrifiant, tombé en désuétude, que jadis l’on nommait courtoisie. Mais cela risque de paraître fichtrement moyenâgeux !
Déposons les armes et les armures à l’armurerie. La guerre économique appelle d’autres moyens et nécessite de ne pas confondre alliés et adversaires.
L’action concertée, l’optimisme et la bonne humeur sont les armes de demain.

Pierre Auguste

Le 7 octobre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-10-06

Les héritiers de Gutenberg

LES HÉRITIERS DE GUTENBERG


On a pu craindre que les nouvelles technologies allaient supplanter les imprimeurs, comme l’imprimerie les moines copistes.
Mais l’imprimerie ne s’est pas effacée car elle utilise des encres indélébiles, insolubles dans l’électronique.
L’ordinateur et les imprimantes ont diffusé la capacité de produire, à la maison ou au bureau, des documents de qualité en nous affranchissant quelque peu des professionnels. La culture du zéro papier a plutôt stimulé le flux des documents qui finissent dans les corbeilles.
Non, Gutenberg n’est pas mort ! Il suffit de regarder les rayons des librairies, les emballages dans les magasins, les affiches sur les murs et la publicité dans nos boîtes à lettres pour se convaincre que l’imprimerie n’est pas morte. Mais les moyens nouveaux d’impression ont changé la profession.
Les grands tirages, les travaux d’art, les grands formats, les emballages commerciaux, les travaux spéciaux nécessitent des moyens spécifiques qui sont hors de portée des imprimantes courantes et des compétences des amateurs.
Le traitement et la transmission des textes ou des images ainsi que la composition ont été profondément modifiés par l’informatique et les moyens de communication ce qui a fait surgir des besoins nouveaux pour le recrutement et la formation du personnel.
On voit éclore des ateliers spécialisés qui ne peuvent disposer de tous les outils qui seraient nécessaires pour couvrir toute la gamme des productions.
La rentabilité des équipements coûteux ne peut être obtenue que par des carnets de commande bien garnis et un ordonnancement rigoureux des productions.
La commercialisation des produits et des savoir-faire appelle aussi une qualification sur les techniques et les procédés offerts aux clients.
La disponibilité des moyens est indispensable pour tenir les délais ce qui impose une maintenance et une logistique sans faille.
La généalogie descendante de Gutenberg se présente comme un buisson de techniques, de savoir-faire et de métiers qui émerveillerait le vénérable ancêtre.
Les techniques associées au pouvoir magique de la reproduction écrite et graphiques ne sont pas toutes disponibles au sein de la profession qui doit pouvoir rechercher, trouver et s’attacher tous les concours nécessaires notamment en matière d’informatique et de transmission des données.
Par leur interdisciplinarité, leur ouverture, leur audience et leur permanence, nos sites offrent aux entreprises et aux professionnels de l’impression des outils efficaces qui leur permettent d’établir facilement des contacts avec les spécialistes qui leur sont nécessaires.
Le site « imprimerie.enligne-fr.com » est un ensemble sans équivalent. Grâce à sa base de données, à ses moteurs de recherche, à sa messagerie spécifique, aux liens établis avec les autres sites spécialisés de notre réseau et à la rigueur de ses procédures, il permet aux productifs et aux gestionnaires des ressources humaines des métiers de l’imprimerie de détecter, de sélectionner et de recruter les candidats à l’emploi, les consultants ou experts et les stagiaires qui pourront leur être utiles.
Les entreprises et les individus pouvant apporter leur concours à cette profession y trouvent un moyen efficace, rapide et à grande diffusion pour se faire connaître
Les uns et les autres pourront se convaincre de notre efficacité et de notre compétitivité en consultant les descriptifs de nos services et nos tarifs et en les comparant à ceux qui sont disponibles sur le marché
Les services que nous demanderont les héritiers de Gutenberg leur feront… une excellente impression !

Pierre Auguste

Le 30 septembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-09-29

Les miroirs de la société

LES MIROIRS DE LA SOCIÉTÉ


L’homme est un animal grégaire a-t-on dit. Il vit en sociétés toujours plus nombreuses, plus concentrées, plus hétéroclites et en crise permanente.
Les médias font partie intégrante de la société. Ils sont entraînés dans ses courant et ses tourbillons. Comme ils sont le miroir de nos ébats et la caisse de résonance de nos débats il leur est salutaire d’être en adaptation permanente qui est la désignation optimiste des crises.
Risquons un œil au viseur du kaléidoscope et prêtons une oreille au baffle des enceintes acoustiques.
Dans l’ordre de l’entrée en scène de leurs acteurs que sont l’imprimerie, la presse, la radio, le cinéma, la télévision et maintenant Internet, les médias ont toujours été l’enjeu de luttes pour en acquérir le contrôle politique, économique et technique.
Les performances des nouveaux moyens et l’attrait des techniques nouvelles suscitent des engouements bien compréhensibles mais ravageurs. Tout le monde ne peut trouver place et ceux qui survivent ne peuvent être tous au premier plan.
Chaque arrivée d’un nouveau média produit un appel d’air et entraîne une redistribution des rôles dans un rude jeu de chaises musicales
Ceux qui ont pu trouver place entrent en compétition pour en trouver une meilleure. Les candidats éconduits sont condamnés à chercher ailleurs ou à reformuler leurs vœux et prétentions. Ils peuvent aussi créer une nouvelle activité que les lourds systèmes n’ont pas su pressentir, n’ont pas voulu entreprendre ou n’ont pas su mener à bien.
Les remises en cause sont souvent douloureuses. Heureusement, aucun média nouveau n’évince tout à fait les précédents et hérite toujours de quelque trace des techniques anciennes et de leur vocabulaire. Les tablettes d’argile nous ont laissé le style et la gravure informatique. Le traitement de texte a conservé la casse des typographes.
Le danger est de vouloir continuer à faire ce que l’on a appris. Le défi est d’entreprendre ce qui n’a jamais été fait.
C’est ainsi que la presse spécialisée cherche toujours de nouveaux thèmes et se voue à la segmentation qui inonde les kiosques de titres nouveaux, souvent éphémères.
Les journaux d’opinion segmentent le marché à leur manière en misant sur les conservatismes mentaux qui sont exploités et entretenus comme les filons d’une mine.
Pour occuper tout l’espace, de grands groupes génèrent des sites Internet. Pour tout dire à bon marché, ils entremêlent distraction, information, offres d’emploi, commerce et publicité. Les autoroutes de l’information ressemblent aux accès de nos villes balisés par des affichages disparates. Par réalisme, on y fait même circuler des « cybercamions ! »
La recherche d’un emploi est chose assez sérieuse pour laisser à chacun la possibilité de se concentrer et pour s’abstenir d’introduire des formulaires au fil des vagues qui portent le « seurfeur » vers les hasards d’autres recherches plus ou moins ludiques.
Pour choisir sa voie et sa place, l’« honnête homme » d’aujourd’hui, notamment celui qui veut vivre des médias, veut se faire par lui-même une idée sur tout ce qui le concerne. Il veut trouver facilement l’information utile, complète et plurielle sur tout sujet qui l’occupe. Il faut apprendre à la lui servir opportunément dans la forme la plus directe, la plus sûre, la plus commode, la mieux classée, la plus sobre, la plus rapide et la plus économique.
Nous avons pris le parti de développer un réseau conçu comme un médium entre ceux qui offrent du travail et ceux qui en cherchent. Les informations que nous recueillons et que nous rediffusons, de manière générale ou sélective, répondent à cet objectif unique.
La mobilité du monde entraîne la mobilité professionnelle. Les individus en recherche ne doivent se perdre ni dans la foule, ni dans les forêts, ni dans les déserts, ni dans les glaces, ni dans les océans de l’information.
Interconnecté avec les 163 sites spécialisés de notre réseau, le site « medias.enligne-fr .com » permet aux gens des médias de demander ou d’offrir facilement des services à la profession et à tous secteurs de l’économie qui en ont besoin. Pour bien viser, il faut éviter la dispersion. Et, tout bien réfléchi, se méfier des miroirs aux alouettes.

Pierre Auguste

Le 23 septembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-09-22

Énergies farouches

ÉNERGIES FAROUCHES


Nous avons décidément beaucoup de mal à apprivoiser l’énergie.
Qu’il s’agisse de la trouver, de l’extraire, de la transporter de la transformer, de la conserver, de l’utiliser, l’humanité n’en est qu’aux balbutiements. Mais nous excellons pour la dissiper.
En examinant de près le cycle du grand chaudron thermodynamique planétaire nous pourrions voir que toutes nos agitations ont pour effet final de réchauffer, de ventiler, de doucher, d’assoiffer, de fracasser ou même de congeler les petits oiseaux.
On parle du réchauffement de l’atmosphère, on devrait parler de son « énergisation ». Mais l’académie nous l’interdit car ce mot n’est pas dans le dictionnaire ! Pourtant, ce que nous observons de nos climats est le résultat du parcours de l’énergie à travers la multiplicité de ses formes. Pour ne parler que de l’air que nous respirons, il est le siège et le véhicule de l’énergie mécanique emportée par les vents, de l’énergie potentielle élevée par l’évaporation des eaux, de l’énergie acoustique générée par les hommes, de l’énergie électrique de la foudre produite par les frottements des masses d’air et de l’énergie thermique qui n’est en définitive que l’une des formes de l’agitation de la matière.
Nos désordres ne font qu’ajouter du chaos au chaos naturel ambiant. Les vents sont maintenant en moyenne plus forts et plus variables, les pluies plus erratiques et plus diluviennes, les sécheresses plus longues et plus sèches, les canicules plus caniculaires, les vagues de froid plus glaciales et plus méridionales, la fonte des glaciers plus septentrionale. Nous faisons feu de tout bois sous la marmite. Chauffer ne nous suffit plus. Nous rafraîchissons quand il fait trop chaud ce qui a pour effet de réchauffer ailleurs. Nous déployons beaucoup d’énergie pour nous disputer l’énergie et pour en parler.
Les énergies fossiles ne seront pas éternelles, l’énergie hydraulique n’est pas extensible, l’énergie nucléaire effarouche, les énergies de substitution ont bien du mal à se substituer.
Dans le domaine de l’énergie comme en d’autres, il nous reste à sortir de l’enfance. Une fois encore l’humanité ne deviendra adulte que par la science et les techniques.
À tout bien considérer l’énergie est un vaste gisement d’emplois que nous pourrions mieux exploiter par une approche « transversale » de toutes nos activités.
Par notre site energies.enligne-fr.com, nous avons l’ambition de contribuer à l’instauration de cette transversalité.
L’enseignement, la recherche, les dispositifs techniques d’exploitation des ressources, les développements de nos outils « énergivores » appellent d’immenses efforts qui peuvent longtemps nous occuper. De l’enseignement à l’information en passant par l’ingénierie, l’agriculture, la fiscalité, l’économie, nombreux sont les métiers et les spécialités qui peuvent trouver des débouchés et créer des emplois dans le domaine énergétique.
Les efforts de tous doivent être orientés, canalisés, coordonnés par ceux qui partagent les responsabilités correspondantes. La cohérence des actions qui devraient concourir à la mise en œuvre d’une prévoyante politique énergétique n’apparaît pas clairement. Les idéologies, les intérêts immédiats, les préventions obscurantistes, les conservatismes prennent le pas sur la rationalité. Mais comme toujours, il n’est pas de science qui vaille sans conscience. Et ce qui manque le plus dans nos chaînes de décision et d’explication c’est sans doute le minimum de culture scientifique indispensable.
On nous annonce qu’à son rythme actuel de croissance et si elle alignait ses modes de vie sur ceux des États-Unis, la Chine absorberait bientôt la totalité de la production mondiale de pétrole !
La solution n’est ni dans les lamentations, ni dans la régression. Elle est certes dans les économies et dans les énergies de substitution mais partiellement. Le nucléaire paraît incontournable à quiconque connaît un peu ces questions, a le sens des ordres de grandeur et croit en la capacité des hommes à maîtriser la nature et leur propre destin.
Combien faudrait-il construire d’éoliennes pour propulser jusqu’à Pékin des délégations de blancs chevaliers avant de convaincre les Chinois de limiter la vitesse de leurs TGV ?

Pierre Auguste

Le 16 septembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-09-15

À propos d'éthique

À PROPOS D’ÉTHIQUE


Il vaut mieux ne pas parler des choses qui sont plutôt à faire, à refaire ou à construire. Comme dit l’adage, « quand la chose n’y est pas on y met le mot. »
Les grands remèdes risquent de n’être que de grands mots si on ne leur donne un contenu concret par l’enchaînement inlassable des actes quotidiens. C’est pourquoi il faut se méfier des discours sur la démocratie, la liberté, l’égalité, la fraternité, l’amour et, maintenant à tout propos, sur l’éthique.
L’éthique est à la mode. Comme une sorte de GPS elle devrait nous guider dans notre monde déboussolé. Mais comme nous naviguons chacun dans un univers différent, nous voyons mal qui aurait la légitimité et la possibilité d’harmoniser tous nos systèmes autonomes de navigation.
À chaque instant se pose la question de savoir s’il est possible d'agir sur le monde chaotique sans en accroître le chaos. Et s’il est un domaine où l’on doit se la poser c’est bien celui du travail et de l’emploi.
On nous annonce que tout désormais doit être soumis aux lois du marché, même les idées. On a vu l’effet de la marchandisation sur les marchandises qui s’étalent entre le grand luxe réservé à quelques-uns et la pacotille largement diffusée.
Comme on ne produit que ce qui se vend, on ne vend que ce qui est produit. Appliqué à l’audiovisuel via l’Audimat, ce principe nous a donné la production de pacotille qui nourrit bien quelques uns en affamant les autres.
Une bizarre combinaison d’inculture, de paresse, de pauvreté, de fatalité, d’abandon et de rudesse humaine risque de nous confiner dans la médiocrité. Étendu au marché du travail ce mécanisme est capable de produire le meilleur et le pire. Les hautes compétences trouvent toujours à se « monnayer » et il n’y a là rien de scandaleux car le talent est toujours le fruit de beaucoup de travail. Encore faudrait-il que les plus doués s’imposent quelque modération.
Mais la pratique de l’offre et de la demande porte en soi des germes de déviation qui sont toujours prêts à lever comme dans l’humus. À l’extrême du processus peuvent se trouver l’abus de position dominante et de nouvelles formes d’esclavage.
Dans un contexte concurrentiel, il est normal qu’une entreprise cherche à s’attacher à son juste prix du personnel adapté à son emploi. Mais on embauche des individus qui sont indivisibles et doivent être employés en leur entier. Les récuser pour surqualification est injuste pour ceux qui ont besoin de travailler et entache d’imprévoyance les entreprises. Il serait préférable de faire fructifier tous les savoir-faire qui sont plus larges qu’on ne croit et que ne le disent les curriculum vitae.
La prospérité durable des entreprises passe peu ou prou par l’épanouissement de ceux qui y travaillent.
Ne faut-il pas s’inquiéter de voir des sélections fondées sur le critère de l’aptitude à faire les seuls gestes qui seront demandés aux candidats retenus. Comme si tout le reste devait être laissé à la maison ou déposé au vestiaire! De telles pratiques ne peuvent se justifier que pour aider des personnes handicapées ou pour créer des sas d’insertion. Les occasions ne manquent pas d’invoquer l’éthique pour inspirer les actes quotidiens et mettre chacun devant ses responsabilités.
Faute d’apprécier les individus en fonction de leurs potentialités l’entreprise s’interdit toute possibilité d’adaptation et de progression à partir de ses ressources propres. Elle renonce d’avance à recourir à la promotion interne qui est un puissant facteur de motivation. Elle se prive aussi de la plénitude des apports extérieurs occasionnels dans des domaines dont elle n’a pas perçu les difficultés.
Notre conception du recrutement et des prestations de services vise à générer des ascendances. Nous nous sommes donné pour mission de mettre en contact des êtres humains libres, consentants et insécables, qui envisagent de travailler ensemble dans le cadre d’une activité licite et qui acceptent d’appliquer des règles pour que chacun puisse y trouver son compte, financier et humain.
Notre méfiance envers certains comportements justifiera votre confiance.

Pierre Auguste

Le 9 septembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-09-08

Travail et emploi,un enjeu stratégique individuel et collectif

TRAVAIL ET EMPLOI, UN ENJEU STRATÉGIQUE

INDIVIDUEL ET COLLECTIF


On parle beaucoup de désindustrialisation. Une fois de plus, nous nous réveillons un peu tard pour constater les résultats et vérifier qu’il eût mieux valu prévenir que guérir. Le sacro-saint principe de précaution devrait nous inciter à porter maintenant nos regards sur les autres secteurs d’activité.
Faute de quoi, l’ouverture des frontières, la division internationale du travail, la spécialisation nécessaire à la maîtrise des techniques n’auront pas fini de nous surprendre.
Les entreprises qui réussissent cherchent à perdurer par la compétitivité en grossissant par tous les moyens. Leur boulimie se manifeste par les fusions, les acquisitions, les absorptions qui leur imposent des cures d’amaigrissement.
Les plus voraces tendent à s’ériger en grands systèmes qui se développent selon leurs objectifs propres et cherchent à s’optimiser, au détriment de tout ce qui leur est étranger y compris la nationalité. L’escalade des sous-traitances, des externalisations, des délocalisations et des expatriations ont pour corollaire la furia des transports et des télécommunications.
Ni le citoyen, ni l’entreprise, fût-elle « citoyenne », ne sont innocents car le comportement général est la résultante de tous les comportements parcellaires. On ne saurait impunément se précipiter tous en même temps sur le même côté du navire ou sur la même autoroute.
Le travail et l’emploi sont qualitativement, quantitativement et géographiquement directement liés aux comportements.
Si chacun sacrifie à la tendance du tourisme externe, il contribue à développer des emplois « off shore. »
S’il s’adonne au tourisme interne, il contribue à développer en son pays des emplois spécialisés dans les tâches ancillaires.
S’il se pique de n’aimer que les chansons exotiques, il milite pour l’exception culturelle, mais à l’envers.
On pourrait multiplier les exemples.
Mais il est une menace plus lourde de conséquences pour l’avenir. C’est le risque de voir nous échapper le marché des informations relatives au travail et à l’emploi. S’il est une exception culturelle à promouvoir c’est bien celle du marché des compétences et du talent. Il serait préjudiciable à notre économie que les profits éventuels de cette activité économique essentielle enrichissent les plus riches de la planète.
Mais il y a plus grave encore. La mainmise de quelques-uns sur la totalité des informations relatives au travail et à l’emploi les mettrait en position d’exploiter, à leur guise et à leur profit, les gisements des richesses humaines comme autant de puits de pétrole. La possibilité de détecter et de « pomper » les talents ne doit devenir le monopole d’aucune nation et d’aucun grand système. Nous devons examiner ces énormes enjeux économiques, financiers et humains, d’un point de vue stratégique et donc sur le long terme.
L’ouverture du marché de l’emploi et du travail imposera à nos lourds systèmes étatiques de gestion des ressources humaines de renoncer à leurs privilèges. La privatisation ouvrira une brèche à quelques grands groupes qui sont prêts à déferler.
Une autre voie peut s’ouvrir si chacun, individu ou entreprise, prend le parti personnel d’encourager les initiatives de diversification des formules offertes. Les 160 sites du dispositif enligne-fr.com sont résolument ouverts au monde. Vous pouvez aider à hisser haut leur pavillon. Nous faisons tout pour être meilleurs pour tous et moins chers pour les entreprises. C’est à chacun de choisir ses outils en fonction de leur utilité.
Les choix et les pratiques d’aujourd’hui engagent les emplois de demain.

Pierre Auguste

Le 2 septembre 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-09-01

Le temps de l'emploi

LE TEMPS DE L’EMPLOI


Amis lecteurs, après les voyages d’été nous vous proposons un petit voyage dans le temps. Attachez vos ceintures.
Notre économie est sortie exsangue de la seconde guerre mondiale. Le plan Marshall nous a requinqués. Nous avons envoyé s’instruire aux États-Unis des missions de productivité qui nous ont propulsés sur la voie de la prospérité durant un tiers de siècle qui fut glorifié lorsque nous en fûmes sortis. Un peu avant l’apogée de cette période, une fraction d’une génération gavée de tout et d’idéologie, a contesté la société de consommation.
Cela donna l’idée de consommer davantage aux pays dont les ressources contribuaient plus à notre bonheur qu’au leur.
Nous eûmes en retour les chocs pétroliers qui nous nous obligèrent à travailler moins pour nous et plus pour l’exportation. La machine économique a bien failli s’étouffer et nous avons importé quelques-uns des problèmes de nos clients extérieurs.
Il fallut « se battre sur la ligne de crête des deux millions de chômeurs » avec le « fer de lance » des services publics « enrichis » par les nationalisations en donnant de l’argent aux actionnaires.
Les plans succédant aux plans, quinze ans après nous nous battions encore sur la ligne de crête des deux millions de chômeurs, mais pour essayer de la franchir dans l’autre sens !
Les ouvertures de capitaux et les dénationalisations ont enrichi les budgets et sont devenues les armes nouvelles des nouveaux combattants de la nouvelle guerre économique. Les anciens combattants de la révolution des mœurs ont commencé à raconter leurs campagnes.
Nous avons ouvert toutes portes et fenêtres sur le monde incertain et nous avons été surpris par les courants d’air, qui ont fait éternuer la machine, tousser les citoyens et emporté des pans mal arrimés de notre économie.
Chez nous, tantôt en haut, tantôt en bas, le pouvoir changea de camp mais pas les certitudes.
Les problèmes tenaces furent imputés soit aux prédécesseurs, soit aux successeurs de ceux qui avaient la charge de les résoudre.
Au pays du vin on baptisait réformes des assemblages de mesures conjoncturelles ou saisonnières élaborées avec un œil rivé sur les sondages, l’autre sur le calendrier des élections, une oreille à l’écoute des fermentations sociales, l’autre sourde aux propositions de bon sens. L’on s’étonna que le citoyen soit atteint du syndrome de non concordance des sens qui lui donnait une image floue des réalités et le plongeait parfois dans les vertiges.
Ce que les uns avaient voulu faire était interrompu par les autres afin que rien n’arrivât à complète exécution. La nouvelle société de consommation semblait vouloir consommer surtout des velléités.
L’annonce de l’intention de mettre en œuvre ou d’abandonner une mesure avait pour principal effet de mettre en expectative les décideurs économiques, grands ou petits, qui attendaient d’en savoir plus avant d’investir et de recruter.
La moindre idée de changement opposait aussitôt deux fractions de la population qui se mobilisaient pour ou contre le projet sous l’œil indifférent d’une troisième qui avait d’autres soucis en tête. Le résultat était là : La France était un grand pays qui vivait petitement en attendant le grand homme et le grand sursaut qui la sortiraient de l’ornière.
Ces temps sont révolus et chacun a retrouvé beaucoup pour soi, et un peu pour les autres, le goût de la grandeur. Le temps de l’emploi est venu grâce à un meilleur emploi du temps et des ressources. Les Français ont décidé de dépenser sans trop compter, les uns leur argent et les autres leur temps. Leurs dirigeants on décidé de moins tirer des plans sur la comète en se souvenant qu’ils vivent sur une terre où sévissaient un peu trop, un trop grand nombre « d’éteigneurs » de réverbères.
Vous l’avez deviné, la fin de ce constat est conjuguée au passé ultérieur. Nous vous souhaitons un bon retour au présent en souhaitant à chacun d’en faire le temps de l’optimisme, de la lucidité, de la détermination, de l’action, des projets… et de l’avenir.

Pierre Auguste

Le 26 août 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-08-25

Pari gagné

PARI GAGNÉ


Chacun se souvient de Blaise Pascal (1623-1662) qui s’est rendu célèbre pour sa précocité mathématique, pour son invention de la machine arithmétique, pour ses expériences de physique pour sa création du premier réseau de coches parisiens, pour avoir jeté les bases du calcul des probabilités, pour ses pensées et pour son pari sur la foi. Bref, un génie particulièrement créatif qu’on aimerait bien voir à l’œuvre aujourd’hui.
Comme il a aussi inventé le triangle arithmétique, nous le consulterions sur le triangle que nous mettons en œuvre dont le premier sommet est l’entreprise qui cherche des concours extérieurs, le second l’individu qui cherche du travail et le troisième notre organisation d’aide à l’établissement des contacts.
Nous lui indiquerions que les entreprises qui font appel à des consultants veulent mettre en concurrence un nombre de candidats suffisant pour maximiser la probabilité d’obtenir un bon service mais non trop grand afin de ne pas accroître le travail de sélection et la durée globale de la consultation. Nous lui expliquerions que chaque candidat veut prospecter les entreprises disposées à faire appel à ses services et choisir celles qui offrent des missions correspondant à ses compétences, à ses goûts, à sa disponibilité…et à l’équilibre de son budget.
Nous expliquerions avec ménagement à Blaise que sa machine arithmétique a fait quelques progrès et qu’elle communique maintenant avec d’autres, plus commodément et plus rapidement qu’il ne le faisait lui-même avec son beau-frère auquel il confiait en sous-traitance les expériences à faire au sommet du Puy-de-Dôme.
Après avoir ainsi éveillé sa curiosité et son intérêt, nous lui expliquerions que nous présentons un maximum de trois candidats pour chaque mission choisie par nous et que nous déployons tous nos efforts de persuasion ainsi que la notoriété de notre organisation afin que l’un de nos trois candidats soit retenu.
Nous lui expliquerions que la somme des qualités de tous accroît la crédibilité de chacun et que les consultants acceptant cette saine concurrence augmentent leurs chances de se faire connaître et d’être choisis.
Blaise Pascal calculerait vite qu’un tel système, sans équivalent sur le marché, donne environ une chance sur trois à des candidats d’égale force et approche la certitude d’être retenu pour le meilleur compétiteur, s’il est aussi le plus prompt. Cela peut donc être plus favorable que pile ou face, moins aléatoire que de jouer aux dés ou au loto et infiniment plus sûr que d’attendre une mission sans avoir misé sur une prospection.
Blaise qui a créé la première société de transport collectif, ancêtre de la RATP, regretterait sans doute un peu de ne pas avoir été en situation de créer lui-même un tel réseau. Mais, selon toute probabilité, il ne voudrait pas rater le coche et, après avoir pris connaissance des conditions, il adhèrerait à notre organisation.
Il peut paraître immodeste de croire qu’un tel génie utiliserait un réseau aussi largement ouvert que le nôtre pour se mettre en concurrence avec des inconnus. Mais en y regardant de près on pourrait faire observer qu’autrefois les plus grands entretenaient entre eux des relations épistolaires et se lançaient des défis. À la différence d’aujourd’hui ils n’avaient pas tous besoin de travailler pour vivre. Mais certains proposaient leurs services à qui en exprimait le besoin et consentait à les rémunérer ne fût-ce que par la considération. L’ouverture mondiale d’aujourd’hui s’accommode mal des cénacles européens de jadis.
Sans nous prendre pour des génies, nous avons cru pouvoir utiliser notre expérience de la communication audiovisuelle et du consulting au profit des confrères et de nos clients communs. Nous avons la satisfaction d’avoir gagné le pari selon lequel notre réseau répondrait au double besoin de ceux qui cherchent à améliorer leurs équipes et de ceux qui se proposent pour les compléter.
Nous y avons cru et nous vous proposons de partager notre foi en l’avenir.
Les paris vous sont ouverts.
Pascal vous l’a dit, il ne tient qu’à vous de parier gagnant. Avec nous et pour vous.

Pierre Auguste

Le 19 août 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-08-18

Trente-cinq à l'ombre

TRENTE-CINQ À L’OMBRE


Le répertoire musical le dit, fol qui se fie à ce qui varie. Le temps est variable, il ne faut pas s’y fier. L’an dernier, nous n’attendions pas la canicule, elle nous a accablés.
Cette année, nous l’attendions de pied ferme. Il a fait chaud comme en général en été, mais moins que l’an dernier et moins qu’ailleurs
Nous nous en sommes consolés. Trente-cinq degrés Celsius sont suffisants pour rester à l’ombre et boire frais en oubliant un peu le travail.
Mais le problème du travail ne prend jamais de vacances et les siestes du vacancier ont parfois été hantées par notre grand psychodrame national. Nous allons profiter du recul que vous avez pris pour vous taquiner un peu avec le démon des trente-cinq heures.
On peut d’abord remarquer que la réduction du temps de travail est venue progressivement, mais non sans difficultés, au fur et à mesure des progrès des outils de production qui la rendaient possible. Il est singulier de constater que l’idée d’imposer une durée légale de trente-cinq heures a germé dans l’esprit de gens qui cherchent toujours à en faire plus en cumulant les postes de responsabilité.
Il est bien agréable de se reposer, de s’occuper de sa famille et de se distraire. La difficulté est de trouver un juste milieu entre ceux qui voudraient ne jamais travailler le lendemain d’un jour de repos et ceux qui estiment préférable de ne jamais se reposer le lendemain d’un jour de travail.
Mais pourquoi diable trente-cinq heures ? Cela tient peut-être à ce que trente-cinq est divisible par cinq qui est le nombre de doigts de la main et par sept qui est le nombre de jours de la semaine. Il ne faut pas s’étonner que les travailleurs et les travailleuses de toutes spécialités soient venus grossir le nombre de ceux qui comptent et recomptent leurs jours sur leurs doigts. Sans diminuer le nombre de ceux qui n’ont rien à compter.
Le temps de travail qui, de tout temps, avait été une variable d’ajustement de l’économie, est devenu un paramètre fixe et omnibus, mais fractionnable.
Pour faire face à l’ouverture des frontières, l’économie a trouvé d’autres variables d’ajustement comme le nombre de salariés, le nombre de consultants, la durée des contrats de travail, les sous-traitances, la position géographique des entreprises. Avec les résultats que chacun peut observer.
Les promoteurs de la mesure, et ceux qui en profitent sans en subir les effets indirects, sont satisfaits.
Le pouvoir essaie de ne pas les jeter dans la rue en conservant le statu quo et de ne pas désespérer les autres en annonçant épisodiquement qu’un assouplissement est envisagé ou à l’étude.
Quelle qu’en soit la teneur, chaque « communication » sur le temps de travail a pour effet immédiat de figer le recrutement. En navigateurs soucieux de la sécurité de leur embarcation et de leur équipage, les chefs d’entreprise attendent d’en savoir plus sur des mesures qui vont toucher l’équilibre économique de leur entreprise. La météorologie économique incite à la prudence.
À un remède douteux succède un antidote virtuel dont les effets ne valent pas mieux car l’effet placebo ne joue pas. Nous et notre économie sommes les seuls au monde à avoir dû avaler l’un et l’autre. Faut-il s’étonner que nous nous sentions un peu patraques ? Il faut tenir en attendant la thérapie promise.
Cela justifie quelque repos.
La fin des vacances approche. Ceux qui ont pu en prendre vont devoir quitter leur transat et l’ombre du parasol. L’économie aussi. La reprise de la station debout va donner le vertige à quelques-uns et leur faire voir trente-six chandelles.
Il eût peut-être mieux valu faire un peu d’exercice et écouter ceux qui disaient : lève-toi et marche.
L’automne sera peut-être chaud, peut-être pluvieux.
Et les temps, plus incertains que jamais.

Pierre Auguste

Le 12 août 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-08-11

Les mouettes messagères

LES MOUETTES MESSAGÈRES


Comme il se doit nous avons maintenu nos services durant la longue trêve d’été en pensant qu’il y aurait toujours une moitié de la France au travail.
Notre position de vigie et de transmetteur de signaux nous conduit à faire quelques observations sur l’activité économique. Nous essayons d’apporter ici des messages d’optimisme et d’espoir. Nous ne voyons pas de raisons impératives d’interrompre cette mesure d’hygiène mentale durant les vacances.
Sachez que nous recevons des Fax sous les couleurs de services hôteliers. En arrière plan, nous entendons parfois au téléphone le cri des mouettes qui montrent que, grâce à nous, d’honnêtes travailleurs peuvent prendre quelque repos sans perdre le fil de leurs prospections.
La perspective d’un retour sans discontinuité de leur activité leur donne sans doute une sérénité nouvelle.
La statistique de fréquentation estivale de nos sites prend un faciès particulier qui vous intéressera.
Il y a certes une diminution de l’activité, mais elle est loin d’être dans un rapport de deux à un comme on aurait pu le penser.
Mais la répartition de la fréquentation selon les heures de la journée est assez singulière. En temps normal nous avons une courbe croissante puis décroissante avec une légère dépression entre midi et deux heures. Un profil en dos de chameau. Eh bien, nous avons maintenant une courbe à trois bosses ce qui ne correspond à aucun profil d’animal connu. Sauf peut-être celui d’un boa qui digère.
Comme nous sommes optimistes, nous pensons que cette singularité est le fait de ceux qui travaillent sur leur lieu de vacances et non de ceux qui se reposent sur leur lieu de travail. Gardons-nous de nous immiscer dans les emplois du temps à caractère privé mais il semble que nos correspondants aient un regain d’activité entre la fin de la sieste et la plage du soir.
Ils ne renoncent pas à passer quelques instants à organiser leur futur travail et se connectent à notre réseau.
Il n’y rien là que de légitime. Il n’y a rien de plus facile. Il faut quand même se souvenir que les claviers craignent le sable !
Comme toujours, il y a deux manières de considérer la situation.
La manière chagrine est de proclamer que tout s’en va y compris les vacances et que le travail envahit nos vies de manière abusive.
Nous vous proposons une interprétation optimiste. C’est un progrès de pouvoir se reposer sans obérer le fruit de son travail et de savoir que d’autres veillent pour soi en apaisant la mauvaise conscience de manquer peut-être l’occasion de sa vie ou de se préparer un retour infernal.

Écoutez les mouettes et le message qu’elles vous transmettent de notre part :
Reposez-vous bien, nous veillons sur la ligne.

Pierre Auguste

Le 29 juillet 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-07-28

Les dures réalités humaines

LES DURES RÉALITÉS HUMAINES


Chacun le sait, aujourd’hui les Dures Réalités Humaines (DRH) sont aux premiers rangs des préoccupations de tous.
Il est donc normal que ces autres DRH que sont les Directions des Ressources Humaines soient en première ligne de la guerre économique.
Ce n’est pas une mince affaire de pourvoir aux besoins des entreprises dans toute la variété des talents nécessaires, de subvenir aux exigences de la formation, d’équilibrer les effectifs et les budgets, de gérer les flux d’entrée et de sortie, d’apaiser les relations, de résorber les contentieux, d’établir et de suivre tous les contrats de travail dans leur diversité croissante, en un mot d’administrer le personnel.
Ces fonctions doivent s’adapter rapidement car le monde extérieur évolue vite.
La direction qui les anime est à la fois sur le front interne et sur le front interne à l’entreprise.
Il n’est pas question ici de s’ingérer dans le travail interne des entreprises qui ont chacune leurs spécificités techniques, leurs contraintes et leur culture. Chacune doit rester maîtresse en sa maison.
Nous faisons profession de contribuer à la satisfaction des besoins des entreprises et des humains qui les font vivre. Organismes et individus ont chacun à leur manière l’objectif commun de chercher des débouchés.
Nos sites Internet nous placent dans une position d’interface entre l’entreprise et les réalités humaines externes. La pratique quotidienne de notre métier fait de nous des observateurs privilégiés et des acteurs de la grande régulation du travail et de l’emploi.
Ignorant les idéologies, cette régulation n’obéit jamais pleinement ni aux lois du marché, ni aux discours.
Qu’il s’agisse d’entreprises ou d’individus, les plus entreprenants progressent et maîtrisent leur destin, les moins résolus régressent et subissent les événements.
Nous rencontrons les plus résolus sur nos sites à la recherche de voies nouvelles. Ils y trouvent le moyen d’accroître leur efficacité en économisant leur temps et leur argent.
Les directeurs des ressources humaines sortent progressivement des voies de recrutement qui leur étaient habituelles et qui dévoraient leur temps et leur budget.
Les entreprises sont contraintes de trouver plus vite et plus loin du personnel divers, adapté au travail à produire.
Chaque individu, chaque entreprise, se trouve de fait en compétition avec d’autres, aussi compétents et plus lointains, prêts à faire aussi bien ou mieux à moindre coût. Il est impératif est de ne pas passer à côté des occasions qui se présentent à sa porte, sans renoncer à aller chercher son bonheur au loin.
Nos sites offrent aux responsables du recrutement un large éventail de spécialités, limitent le nombre des outils nécessaires, simplifient les procédures, réduisent les délais et raccourcissent les cycles.
Les demandeurs d’emploi ou les experts en quête de travail peuvent commodément gérer à domicile la lourde tâche qu’est devenue la prospection. Les évolutions rapides des techniques professionnelles et la mobilité géographique des entreprises obligent à élargir et à bien orienter les recherches.
Les annonces faites par l’intermédiaire de nos sites ont l’avantage d’être diffusées instantanément, de manière multidirectionnelle et ciblée.
Le brassage des offres et des demandes décèle et révèle des opportunités. Notre messagerie d’alerte et nos outils de suivi accélèrent et allègent le travail, réduisent les attentes et contribuent à diminuer les coûts.
Nos sites offrent une image de la conjoncture qui permet à chacun de se positionner ou de se repositionner en fonction des réalités du marché.
Le problème d’est pas tant de connaître toutes les possibilités universelles que de savoir trouver la personne, ou le poste, qui satisfera chaque besoin.

Pierre Auguste

Le 22 juillet 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-07-21

La foi du charbonnier

LA FOI DU CHARBONNIER


Vous en avez rêvé, les pouvoirs publics vous l’ont recommandé, votre entourage vous l’a déconseillé, mais vous l’avez décidé. Vous allez créer VOTRE entreprise.
Bienvenue au club !
En cadeau de bienvenue, nous ne vous donnerons aucun conseil car nous ne serons pas vos payeurs. Nous vous offrons un avis dont vous ferez ce que vous voudrez.
Créer une entreprise n’est pas difficile. Le législateur nouveau promet toujours de faciliter cette tâche, somme toute bénigne, mais il vaut mieux savoir que le plus difficile est de faire prospérer l’entreprise pour lui permettre de durer.
Une entreprise « fabrique » quelque chose pour le vendre à quelqu’un.
Les premières questions à laquelle il faut apporter des réponses claires peuvent se résumer ainsi : « Qu’est ce que je vais bien pouvoir fabriquer ?  Qui voudra bien me l’acheter ? Comment, quand, et où faudra-t-il le produire, le stocker, le transporter et le distribuer ?
C’est bien simple derrière ces interrogations ne se profilent guère qu’une stratégie et une organisation, des savoir-faire et des faire savoir, des moyens matériels et financiers, du travail et des tracas !
Quelle que soit la dimension du projet, deux voies principales sont offertes selon le tempérament et les moyens du créateur.
La solution du pauvre est de tout faire et de faire faire le reste. La solution du riche est de tout faire faire et de faire le reste.
Le pauvre doit beaucoup travailler et ne compter que sur lui-même.
Le riche doit beaucoup compter avec les autres, ce qui lui donne beaucoup de travail.
Le pauvre ne peut espérer beaucoup de concours financiers car l’argent va aux riches. En revanche, il est seul à décider, ce qui est favorable à la promptitude des décisions et lui donne de grandes satisfactions car la dimension de l’ego n’est pas proportionnée à la richesse.
Le très riche est tout aussi autonome. Il est toutefois un peu moins favorisé que le pauvre car ses risques sont plus grands et le personnel est rarement en position de lui faire des cadeaux.
Le moyennement riche a besoin de partenaires financiers qu’il faut convaincre, ce qui est facile en prenant tous les risques et en faisant miroiter les éventuels gros bénéfices à partager. Mais il faut aussi satisfaire les partenaires et le personnel, ce qui est impossible car ils sont tous insatiables. La rapidité des décisions s’en ressent ce qui est très mauvais pour maximiser les profits en période faste et pour minimiser les pertes en période de décroissance.
Que vous soyez riche ou pauvre, vous devrez aussi beaucoup compter avec les pouvoirs publics, toujours prêts à vous imposer leurs contraintes régaliennes et leurs exigences de client pointilleux. Ils sont toujours prompts à vous ponctionner avec un fisc qui a du mordant et toujours lent à régler vos factures par une administration insensible à vos échéances, mais sourcilleuse pour les siennes.
Et puis, nous avons failli l’oublier, il vous faudra aussi satisfaire le client qui a toujours raison, même quand il cède aux sirènes de la concurrence.
On le voit, rien n’est parfait en ce bas monde surtout pour ceux qui, comme vous, ont le culte de la perfection.
Vous l’avez sans doute remarqué, face à la dureté des temps nous tentons toujours d’insuffler ici quelques notes d’optimisme. Sans voiler les réalités.
Soyez bien accueilli dans le club des optimistes lucides.
De toute manière quelle que soit la voie que vous aurez choisie, employeur ou employé, nous serons disponibles pour vous apporter nos services.
Nous le ferons d’autant plus volontiers que vous aurez la foi dans ce que vous ferez. La foi du charbonnier, bien sûr, car dans tous les cas il s’agit « d’aller au charbon ».

Pierre Auguste

15 juillet 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-07-14

Lien social et subsidiarité

LIEN SOCIAL ET SUBSIDIARITÉ


On nous parle tous les jours du lien social. Pour nous dire, selon les cas, qu’il est distendu, qu’il est rompu, qu’il faut le rétablir ou qu’il faut le renforcer. Personne ne conteste ce besoin de solidarité.
Mais des liens, point trop n’en faut. À trop vouloir en ajouter on tisse des toiles d’araignées ou des cocons qui finissent par interdire tout mouvement.
L’araignée et le ver à soie ont le mérite de tisser leur propre substance. Le lien social filé et tissé par les pouvoirs publics est fait d’impôts et de charges.
Il faut être Spider man pour espérer survivre à la prédation des filets de la fiscalité. Les réalités économiques sont rudes et ignorent les plans ou les scénarii institutionnels.
La lutte pour la vie a des analogies avec les antiques jeux du cirque. Dans l’arène économique combattent les gladiateurs. D’un côté les légions de rétiaires publics, armées du trident et du filet de contention. De l’autre, les contribuables et les entreprises privées.
Les rétiaires lancent leur filet et tentent d’immobiliser le redevable. Sous la menace du trident ils exigent, dans l’instant, des taxes proportionnées aux factures, parfois même avant qu’elles soient acquittées. En période de vaches maigres, ils continuent à exiger les mêmes tributs que ceux de temps plus fastes antérieurs. À l’inverse, le paiement par les services publics des factures, et les remboursements des trop perçus, sont renvoyés aux calendes grecques bien connues des Romains.
Selon les cas, César lève ou baisse le pouce. Que l’empereur soit gaucher ou droitier ne change pas grand-chose à la mise en œuvre des rets publics.
La survie à long terme est dans l’évasion.
N’y aurait-il pas une manière plus économique pour le contribuable de filer le lien social que de construire de grandes filatures publiques ?
Avec nos 150 sites Internet, nous créons du lien social, à notre manière. Nous établissons des liens rapides et directs entre ceux qui ont besoin de personnel et ceux qui ont besoin de travailler.
Ces liens ont une apparence virtuelle mais les informations qu’ils véhiculent sont bien réelles, elles facilitent de larges prospections, préparent des contacts effectifs et sont accessibles à domicile. Nous ne craignons pas la comparaison de nos prix et de nos services avec ceux qui sont pratiqués par la concurrence.
Ne devrait-on pas appliquer au travail et à l’emploi le principe de subsidiarité qui a été mis à l’honneur à propos de l’organisation de l’Europe ? En effet, les problèmes de l’emploi, et les méthodes pour le résoudre, ne sont pas subsidiaires, mais les structures peuvent l’être.
Sans doute faudrait-il que les pouvoirs publics, à tous les niveaux, se dégagent de ce qui pourrait bien fonctionner sans eux et à moindre coût ?
En laissant à l’initiative privée les recherches d’emploi spontanées, la collectivité pourrait se consacrer mieux à ce qui pose problème à la cité : S’occuper surtout des plus faibles, faire assurer leur formation pour les réinsérer sur le marché du travail, veiller à la redistribution des subsides et organiser le placement de ceux-là seuls qui n’ont pas su se prendre en charge.
En période difficile les consultants recommandent à leurs clients de renoncer à tout faire et de se concentrer sur « leur cœur de métier. » On voit mal pourquoi les pouvoirs publics feraient exception à la règle et pourquoi la solidarité passerait nécessairement par le centre de leurs réseaux. L’intérêt général est de mettre chaque individu en position de non dépendance économique par rapport aux détenteurs du pouvoir politique qui doivent toute leur sollicitude aux démunis.
Le tribut prélevé sur les productifs qui souffrent dans l’arène gagnerait sans doute en efficacité ce qu’il perdrait en lourdeur. Il faudrait pour cela un peu plus de combattants et un peu moins de spectateurs.
Ave César, ceux qui veulent vivre te saluent !

Pierre Auguste

Le 8 juillet 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-07-07

Conformisme et économie

CONFORMISME ET ÉCONOMIE


Notre asthénie économique, notre morosité sociale et l’atonie de l’emploi doivent beaucoup au conformisme ambiant.
Nous sommes tous plus ou moins victimes des théories, des idées reçues, des modèles scolaires, des habitudes familiales, des usages, des engouements, des lubies qui sont autant de maladies chroniques et contagieuses pour lesquelles il n’existe aucun vaccin et aucune thérapie.
La complexité sociale et la variabilité des comportements humains rendent illusoires les théories par lesquelles les initiés et les devins rivalisent pour nous imposer leur vision de l’enchaînement des faits et des réalités.
La spécialisation et la division internationale du travail ne sont écrites sur aucune partition. Aucun chef ne dirige l’orchestre. Personne ne sait si l’offre précède ou suit la demande. Les causes et les effets sont intervertis dans les esprits et dans les discours. Ce que l’on nomme la politique économique est le résultat global de décisions parcellaires non concertées, presque toujours improvisées sous la pression des circonstances.
L’instinct grégaire commande. Les acteurs individuels ou collectifs hument l’air du temps.
Orientations et formations s’adaptent mutuellement sous l’effet des miroirs et des modes.
Des secteurs d’activité deviennent porteurs, d’autres se mettent à la traîne.
On achète ou on vend des actions en fonction de la cote. La cote s’établit en fonction des ventes et des achats.
On délocalise pour échapper aux contraintes locales ou nationales. On « re-localisera » lorsque seront bien cernées les difficultés du télé management, épuisées les joies de l’expatriation et payés à leur juste prix les transports. Le temps reviendra sans doute de produire au plus près des lieux de consommation.
Lorsqu’une issue se présente tout le monde s’y presse pour y créer ou y grossir des files d’attente. La voie est toujours ailleurs, mais chacun n’a d’yeux que pour la voie des autres. En suivant les autres on va en enfer. Ainsi fluent et refluent les marées humaines. Trouver sa voie, trouver sa place, sont les grands défis d’aujourd’hui.
Les individus, les entreprises et l’économie générale cherchent des débouchés. Mais « débouché » est un participe passé et la question n’est pas de savoir ce qui a débouché hier mais ce qui débouchera demain.
Le problème est de pouvoir participer…au futur !
Personne ne peut réguler les comportements. Aucune régulation ne peut nous venir du ciel. Une adéquation hypothétique entre la somme des offres et la somme des demandes ne pourrait être due qu’au hasard.
C’est à chacun de se positionner dans le courant général qu’il lui appartient de prévoir et de contribuer à générer. Vaste problème pour les états, pour les entreprises et pour les pauvres humains démunis que nous sommes tous.
Observer le monde et les comportements, s’instruire, anticiper, se tracer des lignes d’action, décider et agir en évitant les sentiers battus. Telle est la voie.
Ne pas se fourvoyer, envisager les risques, viser haut et juste, sans outrecuidance, déployer les efforts nécessaires pour faire en sorte que les choix faits soient bons ou se bonifient. Telle est l’unique méthode.
Assumer et corriger ses erreurs, persévérer dans les voies où l’on est capable d’obtenir des succès, ne pas s’obstiner dans les voies que l’on préfère si elles sont sans issue. Telle est l’hygiène mentale à laquelle il vaut mieux se tenir.
S’il y a un chemin et une place, ce seront le chemin que l’on se sera tracé et la place que l’on se sera construite.
Macro, giga, micro ou nano, toute action compte. Groupe humain ou individu, tout est entreprise et doit se gérer comme telle. Il faut se conformer à cette loi de l’économie. Mais sans conformisme car chacun reste libre de se conformer à son propre modèle !
Libérons-nous. Délibérément.

Pierre Auguste

Le 1er juillet 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-06-30

Les consultants se sont consultés

LES CONSULTANTS SE SONT CONSULTÉS


Le consultant indépendant déploie l’essentiel de son temps et de ses efforts à améliorer l’efficacité du travail des autres. En constatant l’accueil favorable réservé à l’évolution de nos services, nous sommes enclins à penser que les consultants ont pris des avis aux meilleures sources. Ils se sont consultés eux-mêmes.
Désormais chacun peut aborder autrement la première et la plus délicate des phases maîtresses du consulting que sont la prospection, l’élaboration du contenu des propositions, la négociation, l’exécution de la mission et la présentation des résultats.
Les tâches de production sont seules rémunératrices et les lourdes tâches de prospection commerciale sont incontournables pour obtenir des commandes. La notoriété, les compétences l’espoir et l’attente ne suffisent pas pour apporter du travail. Les désamorçages de charge obligent à des alternances brutales dans les préoccupations et les types d’activité. Il est en effet différent d’aller au-devant de besoins éventuels d’hypothétiques clients et de satisfaire des besoins exprimés.
Comme il le prône à ses clients, le consultant avisé doit se concentrer sur son « cœur de métier » et « externaliser » ce qu’il peut faire réaliser plus efficacement et plus économiquement par d’autres.
En regroupant et en publiant sur nos sites les offres et les demandes, nous apportions déjà des informations précieuses sur l’état du marché et, en quelque sorte, la possibilité pour chacun de prospecter à domicile.
Nous procédons maintenant à une confrontation des demandes de services et des offres susceptibles de répondre aux besoins des uns et aux attentes des autres. Le résultat concret de ce travail est l’envoi de messages d’alerte aux consultants « pré qualifiés  » par notre système et supposés pouvoir bien satisfaire les besoins exprimés. Chacun peut ainsi vaquer avec plus de sérénité à ses activités de production en réduisant les embarras de la prospection.
Nos coûts de fonctionnement et la rémunération de nos services sont couverts, au coup par coup, par le paiement de chaque mise en contact.
Le consultant doit apprécier le prix, la sûreté et la rapidité d’un contact avec un prospect ayant des besoins déclarés et comparer les différentes voies qui s’offrent à lui.
Notre position de médiateurs nous impose de chercher à satisfaire à la fois les demandeurs et les offreurs de services. Les premiers souhaitent mettre en saine concurrence des consultants qualifiés, rigoureux, disponibles et réactifs. Les seconds cherchent des clients résolus à obtenir des apports extérieurs et prêts à traiter.
Nous donnons suite aux offres et aux demandes qui paraissent sérieuses mais nous ne pouvons garantir ni l’exclusivité des contacts, ni la conduite à bonne fin des négociations, ni la qualité des coopérations, ni la ponctualité des partenaires qui peuvent varier selon le style des rapports personnels et selon les circonstances des missions.
La réactivité d’Internet impose de donner la priorité à ceux dont les réflexes sont les plus prompts. L’expérience montre que les décisions positives interviennent dans les 24 à 72 heures qui suivent les annonces.
Ainsi, la notification immédiate d’une décision s’accommode mal d’une arrivée tranquillement routinière du chèque qui la concrétise ! Les moyens actuels de paiement rapide sont assez sûrs pour être préconisés.
Chacun réclame pour soi la confiance et mesure chichement celle qu’il accorde aux autres mais doit aussi prendre ses responsabilités.
Nous assumons les nôtres en affichant nos intentions, nos pratiques et nos tarifs. Il est facile d’imaginer pourquoi nous ne concrétisons le service final de mise en contact que s’il est payé avant « livraison ».
Nos tâches amont témoignent de la confiance que nous accordons à priori aux usagers. Avec Internet, chacun sait pouvoir nous trouver et mesurer la confiance à nous accorder en sachant que nous ne pouvons pas courir le risque d’en abuser !
N’hésitez pas à nous consulter.

Pierre Auguste

Le 24 juin 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-06-23

La détection de projet

LA DÉTECTION DE PROJET


Le métier de consultant indépendant a ses avantages. Il a sa noblesse, il a aussi ses servitudes.
Comme dans toute activité l’exécution est essentielle et chacun y rencontre des difficultés mais aussi des satisfactions. Il n’est pas question pour nous de donner des leçons aux experts dans leur domaine d’excellence. Toutefois, nous faisons notre métier en étant à l’écoute de tous ceux qui peuvent nous apprendre quelque chose. Nos sites, qui sont des plates-formes de partage et d’observation, nous permettent de vous faire bénéficier d’un utile retour d’expérience.
Trois phases délicates caractérisent le consulting. Ce sont la détection de projet, l’élaboration du contenu des propositions et la négociation.
Pris par ses tâches de production, le consultant a les plus grandes difficultés à assumer son travail de prospection commerciale.
Soit il se met en position d’attente en espérant que sa notoriété et ses compétences suffiront à lui apporter des commandes. Cette méthode a ses limites quantitatives et réserve des déceptions car il est plus que jamais nécessaire d’aller au-devant des besoins.
Soit il prend en charge sa prospection en faisant lui même du démarchage épistolaire, téléphonique ou piétonnier. Cette méthode dévore son temps. Elle est coûteuse par la réduction des capacités de production car seule la production est rémunératrice.
Soit il fait appel à un commercial auquel il délègue la charge de la prospection. Cette voie est coûteuse et son efficacité douteuse. En effet, la conduite à bonne fin des contacts suppose des capacités techniques et commerciales qui, faute de pouvoir y mettre le prix, sont rarement réunies sur un même individu. Mais surtout, elle induit une démarche à caractère systématique qu’il est difficile d’orienter sans une information bien organisée et renouvelée sur les besoins du marché.
Nous proposons une alternative fondée sur la détection des projets.
Par notre position de carrefour entre les offres et les demandes, dans la discrétion pour les futurs partenaires, nous pouvons détecter les projets et orienter les démarches vers des « prospects » ayant exprimé un besoin. Nous permettons ainsi au consultant de ne pas disperser ses efforts en vaines recherches d’hypothétiques besoins à satisfaire.
Nous faisons de notre mieux pour sélectionner les offres sérieuses et mettre en position favorable chacun des consultants qui nous honorent de leur confiance.
Un nouveau système d’alerte leur signale les demandes susceptibles d’intéresser chacun en fonction des attentes qu’il a décrites dans les formulaires d’inscription.
Nous ajustons les prix en évitant de produire une concurrence pléthorique. Mais nous ne pouvons ni assurer une exclusivité ni garantir les résultats.
Le prix de nos services de mise en contact représente une faible part des chiffres d’affaires potentiels. Il est à apprécier en fonction de la rapidité des résultats et de l’augmentation de la probabilité de succès des efforts de prospection.
Il serait paradoxal que d’aucuns insistent pour que nos services soient offerts gracieusement et se présentent pour conseiller des entreprises dont le principal problème est d’assurer l’équilibre économique de leurs activités !
Les projets existent. Les clients aussi. Il faut savoir les trouver, les rencontrer et les convaincre avant de pouvoir les satisfaire. La rapidité de réaction aux offres de missions est presque toujours la première exigence.
Nous mettons à la disposition des entreprises et des consultants les outils que nous avons développés pour faciliter le bon déroulement de ce processus.
C’est à chacun de se déterminer en fonction des avantages et des inconvénients des diverses solutions qui s’offrent à lui.
Bonne chance à tous.

Pierre Auguste

Le 17 juin 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-06-16

Jeunesse, courage et optimisme

JEUNESSE, COURAGE ET OPTIMISME


L’alignement des croix blanches et l’émotion des vétérans ont donné les images les plus fortes de ce soixantième anniversaire du débarquement allié en Normandie.
Mais l’événement commémoratif le plus marquant a été sans conteste la belle et grande leçon donnée par cette poignée d’octogénaires qui ont voulu, une nouvelle fois, sauter en parachute sur les lieux où sont tombés tant de leurs camarades.
Le courage, l’enthousiasme, la bonne humeur, le panache de ces hommes forcent l’admiration des générations d’aujourd’hui.
Comme jadis, ils ont voulu agir, ils se sont préparés, ils ont osé, ils ont sauté. Arrivés au sol ils étaient heureux de n’avoir pas à se battre et de se retrouver tous vivants au terme de l’aventure.

Quelle belle démonstration de jeunesse, de courage et d’optimisme pour tous ceux qui, chez nous, se complaisent dans le pathos et le lamento !

Un autre enseignement, plus collectif et plus national, nous a été donné par ce vétéran qui a déployé le drapeau américain et l’a fièrement fait faseyer durant toute sa descente :
Malgré les vicissitudes politiques, l’Amérique d’aujourd’hui est là comme hier et il ne faut pas confondre les peuples avec leurs dirigeants.
Message reçu.
Nous essaierons désormais d’être moins frileux, de ne pas imputer à nos voisins les malheurs que nous ne devons qu’à nous-mêmes, nous n’attendrons plus que les secours nous viennent du ciel et que la croissance nous vienne d’outre Atlantique.

Nous allons nous pressurer le cerveau pour que nos recherches, nos créations et nos réalisations puissent soutenir les comparaisons.

Messieurs les vétérans, les râleurs invétérés que nous sommes vont vous regarder d’un autre œil et vous parler d’une autre voix.
Merci d’être venus. Merci d’être revenus.

Pierre Auguste

Le 10 juin 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-06-09

Médiation

MÉDIATION


Nous sommes tous concernés par les confrontations irraisonnées des groupes et sous-groupes humains. Aucun individu, aucune entreprise n’échappe aux soubresauts de la tectonique des plaques humaines qui bouleverse l’économie et la société.
Nous sommes empêtrés dans une longue tradition de rapports conflictuels, qui nous vient du fond des âges. Chacun est traité par l’autre comme il se comporte et se comporte comme il est traité.
L’univers économique n’échappe pas à cette fatalité. Serait-ce sans fin et sans issue ?
En gardant la tête froide chacun peut, à sa manière et dans sa sphère, contribuer à mettre un peu d’ordre dans le vaste chaos ambiant et semer quelques grains d’optimisme. En commençant ici et maintenant.
Deux mondes, celui des employeurs et celui des employés, sont apparemment antagonistes alors qu’ils ont vocation à se rencontrer et à coopérer. Leur opposition nuit aux résultats qui, sans doute, pourraient être meilleurs.
Nous voudrions contribuer à mettre fin aux archaïsmes qui nous entravent.
Nous avons déjà dit ici que nous entendions n’être les mercenaires de personne.
Notre ensemble de sites et le rôle que nous-nous sommes donné nous ont placés à un carrefour où se cherchent ceux qui ont des projets et besoin de personnel et ceux qui ont des espoirs et besoin de travail.
Pour être utiles à tous, nous souhaitons nous placer en position de médiateurs, d’ambassadeurs des uns auprès des autres. Nous pouvons contribuer à pourvoir et à définir les emplois en fonction des contraintes et des réalités techniques ou économiques des projets, mais aussi en fonction des attentes et des réalités humaines.
Contribuer à définir les offres et à orienter leur diffusion. Tels sont les premiers services que nous pouvons rendre aux employeurs.
Contribuer à formuler leurs vœux en les transformant en offres de services et orienter la diffusion de leurs demandes. Telles sont les premières aides que nous pouvons apporter aux candidats.
Recueillir et diffuser les annonces, assurer le « brassage électronique  sélectif» des offres et des demandes, mettre à disposition les informations permettant aux partenaires potentiels d’établir et de suivre des contacts. Tels sont les services que nous pouvons rendre à tous.
Aider les uns et les autres à revenir aux objectifs et aux besoins originels, informer chacun sur les attentes des partenaires, reformuler les positionnements et les offres en fonction des réalités du marché et des résultats. Telles sont les lignes d’action que nous pouvons proposer.
Une offre d’emploi est souvent révélatrice d’un problème sous-jacent d’organisation. Une demande de consultant sous-tend souvent un problème de formation ou de recrutement.
Une recherche infructueuse d’emploi n’est pas toujours le résultat de l’inadéquation entre les aptitudes et l’emploi recherché. Elle peut aussi être n’être qu’une simple question d’affectation ou de formation
La dualité de nos services de consulting et de recrutement, la multiplicité des spécialités couvertes permettent de trouver des solutions inhabituelles mais satisfaisantes pour tous.
Ne pas préjuger des statuts sous lesquels les concours seront proposés ou demandés. N’établir les contrats qu’après négociation équitable des conditions de la coopération. Telles sont, parmi d’autres, les voies à exploiter.
Plus que des recruteurs, nous sommes des médiateurs. Les entreprises et leurs futurs partenaires sont majeurs. C’est à eux de décider. Mais en connaissance de cause.
À chacun de trouver les moyens d’accéder à cette connaissance… en se la faisant livrer à domicile.

Pierre Auguste

Le 3 juin 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-06-02

Homo diplômoccus

HOMO DIPLÔMOCUS

 

Au moment où s’approche la période des examens il n’est peut-être pas inutile de se préoccuper des diplômes. La course au diplôme est un sport qui se pratique à tout âge. En notre jargon pédagogique, il n’est de bonne formation que « diplômante ».

Le diplôme est une excellente institution qui, dans son principe, permet d’apporter une preuve écrite de son savoir, de ses capacités et de son mérite. Faîtes un test dans votre entourage. Dans la pratique cette pièce n’est pratiquement jamais demandée, elle est une simple assurance contre le flagrant délit de mensonge.

Il n’en reste pas moins que le diplôme est utile pour baliser les cursus. C’est une sorte de sauf-conduit qui, comme les passeports et les bagages, se charge des étiquettes et des visas successifs. Il garde le souvenir de nos voyages à travers les savoirs. À ceux qui n’ont ni fortune ni relations, il donne un moyen de trouver emploi et considération. Il est l’un des éléments constitutifs de l’ascenseur social.

Mais imaginer que le diplôme ouvre toutes les portes et constitue une assurance multirisque, universelle et viagère expose à des déconvenues.

La vie professionnelle nécessite d’inventer des méthodes spécifiques, d’appréhender la complexité, d’affronter le manque de rationalité des rapports humains et de prendre des décisions. Toutes choses qu’il faut encore apprendre après avoir lu tous les livres.

Les échecs professionnels ne sont pas le monopole des analphabètes.

Il est hors de question ici d’énumérer les formations possibles, de recommander des cursus, de dresser une typologie des comportements ou de fixer les critères du « casting » professionnels. Nous nous interdisons toute forme d’étiquetage car c’est à chacun de se positionner.

Il est toutefois tentant de mettre les parchemins en perspective… un peu cavalière !

Nous savons que le haut diplômé a de hautes compétences. Comme la complexité l’émoustille, il est capable d’inventer des « usines à gaz », dont il est seul à comprendre le fonctionnement, mais qui ne remplissent pas leur office car nul ne peut les maîtriser seul. S’il a un péché mignon c’est de croire qu’il en sait assez ou qu’il connaît assez de gens pour traiter tous les problèmes qui se présenteront à lui.

Il faut mettre chapeau bas devant la science, mais il est prudent de varier les origines et les talents dans les entreprises et dans les projets.

Les autodidactes et les diplômés tardifs ont chacun des caractéristiques bien particulières qui leur permettent de conforter les équipes et même de les diriger.

À l’inverse du pur produit des écoles ou des université, l’autodidacte a un savoir-faire qui n’est pas une application de théories apprises. Il sait agir sans s’embarrasser de savoirs « inutiles ». S’il sacrifie à la théorie, il va du concret à l’abstrait plutôt que de l’abstrait au concret. Il a l’esprit de décision et excelle sur le terrain. S’il devait avoir un péché mignon ce serait de croire qu’il a tout vu et de mettre en avant sa fierté de « maîtriser » la théorie aussi bien qu’un autre.

Le praticien « pur » n’a de savoir que celui du concret. Il touche, il sent, il réalise. Il n’est jamais pris au dépourvu et il est précieux dans l’exécution ou dans le conseil des purs cérébraux. Il n’aligne pas les diplômes mais il révère ceux des autres. Il faut toujours au moins un praticien dans une équipe. Il est prudent de bien l’écouter et de bien réfléchir avant de passer à l’exécution de ce qu’il ne sait pas faire. S’il devait avoir un péché mignon ce serait de se croire indispensable. Son excuse, c’est qu’il l’est.

La peau d’âne a ses vertus et ses limites. C’est un bon début. Mais ce n’est qu’un début.

L’absence de peaux d’âne n’est ni une calamité, ni un titre de gloire.

Il faut de tout pour faire un monde. Homo faber et homo diplômocus doivent coopérer. En supposant le pire afin de l’éviter, en imaginant le meilleur afin de le construire.

Pierre Auguste

Le 27 05 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-05-19

La cour des grands

LA COUR DES GRANDS

« Il est souvent plus utile de quitter les grands que de s’en plaindre. »
C’est ce que disait un bon observateur de son temps, expert en relations humaines et consultant indépendant bien avant l’heure. Il s’appelait La Bruyère.
Nous ne sommes plus au temps du Roi soleil et pourtant, il semble n’y avoir rien de nouveau sous l’astre du jour.
Les « Grands » d’aujourd’hui sont les grandes entreprises et les grands services publics.
Confrontés à d’immenses problèmes d’adaptation, ils ne peuvent nourrir en leur sein toute la « domesticité » qui leur serait nécessaire pour couvrir de manière permanente tous les domaines d’expertise requis par leurs nombreuses activités.
Ils font appel à des consultants qui sont gens de savoir et d’expérience et dont les services sont offerts à des souverains qui ne sont ni partageurs, ni patients, ni toujours bien conscients des mérites et des qualités de ces interlocuteurs.
Après avoir fait attendre leurs commandes, fait attendre leurs décisions ils font attendre le paiement des services rendus. Ils sont sourcilleux sur les délais et les résultats de ces fournisseurs externes et pleins de mansuétude pour les insuffisances internes.
Tel est le constat que nous permet de faire notre position, au carrefour des offres et des demandes.
Notre fonction de conseillers impartiaux des donneurs d’ordres et des prestataires de service nous permet aujourd’hui de nous faire les ambassadeurs des petits, Lilliputiens ou David. Les grands, Gulliver ou Goliath, en tireront profit.
Un consultant indépendant doit gérer avec parcimonie son temps qui est sa seule ressource. Il ne peut attendre le bon vouloir et les atermoiements de ceux qui ont l’éternité devant eux pour manœuvrer des organisations à la fois massives, tentaculaires et nonchalantes.
Le consultant n’a pas les réserves financières et les budgets renouvelables lui permettant de servir de banquier en attendant indéfiniment le paiement de ses services. C’est un homme digne qui n’admet pas d’être ravalé au rang de solliciteur pour obtenir le simple paiement de ce qui lui est dû.
Il nous paraît impératif que les Grands prennent la mesure des abus qui sont commis en leur nom par un personnel installé dans le confort du salariat et dans la quiétude statutaire ou administrative.
Toute peine mérite non seulement salaire mais aussi ponctualité.
Une prise de conscience des donneurs d’ordres des « grands compte » est nécessaire pour mettre fin à des pratiques internes de lancement, de suivi et de paiement des commandes qui affichent le mépris du fournisseur et enfreignent la légalité. Il ne doit pas échapper que des consultants, de haute stature, refusent désormais de fournir des services à des grands services publics ou à des entreprises dont la réputation est d’être des mauvais payeurs. Il est singulier de constater que, par-delà les siècles, les sages ont trouvé la même solution pour résoudre les mêmes problèmes : Prendre ses distances avec les Grands abusifs !
Comme tous les experts, les indépendants doivent avoir une pratique soutenue pour rester à la pointe de leur art. On ne peut leur assurer le plein emploi et la juste rémunération de leurs talents au sein d’une unique entreprise. Il est donc impératif de les partager et de les rémunérer en temps et à niveau raisonnables. Faute de quoi, les entreprises devront apprendre à se passer des meilleurs concours externes et accepter les conséquences techniques et financières de la désaffection des experts. Quant à nous, nous subordonnerons notre collaboration à la garantie de saines pratiques commerciales avec les services opérationnels et les services administratifs du client.
Pour finir, nous appellerons une nouvelle fois à comparaître le témoin La Bruyère qui ainsi parlait d’or : « Les grands croient être seuls parfaits, n’admettent qu’à peine dans les autres hommes la droiture d’esprit, l’habileté, la délicatesse, et s’emparent de ces riches talents comme de choses dues à leur naissance. »
L’ancien régime nouveau serait-il arrivé ? La question est posée ici ou là. C’est à chacun d’y répondre.

Pierre Auguste
Le 20 05 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-05-19

Promouvoir et employer les talents

PROMOUVOIR ET EMPLOYER LES TALENTS


Depuis que l’animal humain s’est dressé sur ses pattes de derrière, il lui a toujours fallu une bonne dose d’audace pour se lancer dans une activité nouvelle. C’est un bon mélange d’observation, d’expérimentation, d’acharnement et d’efforts qui permet de garder l’équilibre et de ne pas être emporté par les vents, les courants et toutes forces contraires.

Ainsi en a-t-il été des tentatives d’homo informaticus pour tenter l’aventure et survivre aux hécatombes produites par ce que l’on a un peu hâtivement appelé la bulle Internet.

Les inconscients, les fiers à bras, les aguicheurs, les vendeurs de vent et les velléitaires se sont ingéniés à gonfler, jusqu’à l’éclatement, la bulle des illusions qu’il ne faut pas confondre avec la sphère d’un progrès bien réel.
Les accidents de jeunesse ne mettent pas en péril l’avenir de l’informatique et d’Internet. Il faut inscrire ce phénomène dans la durée, observer les résultats et inlassablement apporter les modifications nécessaires.
Très tôt nous avons cru déceler que l’une des applications les plus fécondes de l’informatique et des réseaux serait la détection, la prospection, la mise en contact et la mise en œuvre des compétences et des talents.

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Par Pierre Auguste le 2004-05-12

Débuter aujourd'hui

DÉBUTER AUJOURD’HUI


C’est l’une des grandes questions. Peut-on débuter aujourd’hui ?
À chacun d’apporter sa réponse. Mais nous allons préciser la question.
Mettons-nous nos enfants dans les meilleures conditions pour affronter la vie que nous leur préparons ?
Nous les envoyons dans des écoles omnibus où, sous couvert d’égalité des chances sont mêlés des enfants qui devraient bénéficier de parcours adaptés à leurs besoins. Les uns perdent leur temps et gâchent de belles potentialités, les autres sont dépassés par des cadences ou des savoirs qui, dans l’instant, leur sont hors d’atteinte.
De même, les débutants sont jetés sur des routes omnibus plus ou moins bien balisées où s’affrontent, plus qu’ils ne cohabitent, des véhicules qui seraient justiciables de trafics bien différenciés. Les novices sont soumis aux impatiences de gens pressés qui connaissent les parcours.
Les problèmes et les hécatombes de la circulation ont leur triste analogie et leur prolongement dans l’orientation scolaire et universitaire qui sanctionne cruellement les hésitations, les erreurs et les changements de parcours. Comme les chantiers sur les routes, les perpétuels chantiers de réforme ne facilitent pas la lisibilité des cursus.
Les conditions de l’admission dans les stages professionnels ressemblent maintenant non seulement à celles des offres d’emploi mais aussi parfois à des demandes de services de consultants chevronnés. Ne voit-on pas des entreprises exiger d’un stagiaire de faire en six mois la quintuple bagatelle de fournir une étude de marché, de définir la stratégie, de produire un logiciel de production, de mettre en œuvre un plan qualité et un suivi des ventes ! ?
Pour un premier emploi on demande de l’expérience et on exige de savoir tout faire de ceux qui sont censés avoir tout appris en école.
Il faut savoir raison garder et accorder aux jeunes le droit de circonspection, le droit de changer d’avis, le droit à la bienveillance, le droit à la formation, le droit au respect, le droit à la confiance et le droit de progression.
Ces droits ont leur contrepartie qui exige du débutant, esprit de décision, respect des engagements, générosité dans l’action, sens de la mission, obligation de formation, respect d’autrui, devoir de progression et acceptation de l’évaluation des résultats.
Ces attentes des entreprises et des individus, ne sont pas appréciables dans les CV ou descriptibles dans les contrats. C’est pourquoi le stage reste la voie la plus sûre pour apprécier les qualités humaines, pour hâter l’immersion en entreprise et en définitive pour réussir un recrutement.
Il serait toutefois préjudiciable à la motivation des jeunes de multiplier inutilement les stages qui auraient pour conséquence de réduire encore la durée de la vie active. C’est un immense gâchis de la tronquer comme on l’a trop fait, en retardant l’âge d’y entrer, en avançant l’âge d’en sortir et en la rognant par le chômage.
Le temps ne serait-il pas venu de penser le travail un peu moins en termes de production, de coûts, d’avantages et de revenus et un peu plus en fonction de son utilité sociale ?
La composante matérielle et économique du travail doit conserver toute son importance, mais relative. Ne devrait-elle pas être équilibrée par la double affirmation de la dignité des entreprises et de leur personnel ?
Le contrat moral et personnel liant employeur et employé ne serait-il pas le complément indispensable au contrat légal qui en fixe les conditions administratives ?
Telles sont sans doute les conditions que l’employeur devrait s’imposer pour légitimer ses exigences et faire débuter les jeunes aujourd’hui.
Dans ce monde évolutif et un peu fou, il s’agit de les mettre sur la voie. Non sur des rails, ni sur des voies de garage, ni sur des coupe-gorge.
Nous tentons de contribuer à cette tâche en balisant, à notre manière, le vaste champ du possible. Les autoroutes de l’information doivent conduire quelque part.

Pierre Auguste
Le 6 mai 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-05-05

Vendanges tardives

VENDANGES TARDIVES


Les pédagogues et les spécialistes de l’enfance, nous enseignent que l’avenir de l’être humain se joue très tôt.
Certes, la génétique, la crèche, l’école maternelle et les premières années comptent beaucoup dans l’orientation de notre vie. Mais il est absurde de croire que tout est joué à vingt ans, que l’on cesse d’être utile à quarante cinq et que l’on est un vieillard à soixante.
Est-il bien raisonnable de faire remonter aux temps prénataux tous les traumatismes vitaux, au temps des couches toutes les frustrations obsessionnelles, au temps des culottes courtes toutes les occasions manquées et au temps de l’acné juvénile tous les complexes inhibiteurs ?
Il est normal que les éducateurs et les dirigeants prennent en compte les réalités du développement pour orienter l’exercice de leur métier. Mais il est préjudiciable aux individus d’accréditer l’idée selon laquelle le passé prédéterminerait l’avenir comme une fatalité et qu’il rendrait toutes choses irréversibles ou irrattrapables.
À tout âge, nous avons toujours quelque chose à faire ou à tenter pour prendre en charge notre destin.
Avoir eu une enfance malheureuse n’est pas une licence pour se permettre tous les  excès et tous les abandons. Avoir été mal orienté, ou avoir raté son orientation, n’est pas une excuse à toutes nos lacunes ou insuffisances.
Ce que l’on n’a pas appris à vingt ans, on peut très bien l’apprendre à quarante, âge d’or des paresseux repentis. Ce que l’on n’a pas osé à quarante ans, on peut l’entreprendre à cinquante.
Et désormais, avec les progrès de la santé et les évolutions de la longévité, ce que l’on n’a pas réussi à cinquante ans, on peut à nouveau le risquer à soixante.
Plus encore, ce que l’on a appris à vingt ans peut être devenu inutile dix ans plus tard. Grâce à l’évolution des techniques, il est possible d’entreprendre maintenant des activités nouvelles que personne ne pouvait imaginer quelques années plus tôt. Celui qui se lance à un âge avancé peut transposer dans des secteurs nouveaux une expérience acquise dans de tout autres domaines en s’affranchissant des préjugés et du poids du passé.
Parfois, les « vieux » remerciés valent bien leurs jeunes patrons qui succombent au jeunisme pour masquer des carences de leur management, annonciatrices d’une prochaine dégradation de leurs relations avec leurs clients.
En définitive, si l’on a raté un train, il finit toujours par s’en présenter un autre. En évitant de persévérer dans la voie des occasions perdues on atteint toujours à peu près ce que l’on pouvait raisonnablement espérer.
Les principaux défis de la société d’aujourd’hui sont celui de la multiplication des chances offertes à chacun et celui de l’organisation. Tout commence par l’organisation des cerveaux, individuels et collectifs, dans lesquels il faut éliminer toutes les vieilles ornières. L’innovation n’est le monopole d’aucune classe d’âge.
Il y a là matière à réflexion pour chacun d’entre-nous et pour nos institutions, fossilisés comme nous le sommes dans nos préjugés et nos acquis de toutes natures. Le vrai bogue de l’an 2000 ne serait-il pas d’avoir omis d’incrémenter d’une ou deux unités quelques-uns de nos compteurs de siècles ?
Les modes d’association et les statuts du siècle vingt-et-un sont à inventer en dépassant les utopies du dix-neuvième et les aberrations du vingtième.
Une organisation nouvelle du travail devrait permettre d’associer, dans les projets et dans les entreprises, des talents d’horizons et d’âges divers.
Et puisque nous sommes dans un pays voué au culte du vin, il faut se souvenir que certains produits s’améliorent avec l’âge. Il ne faut mépriser aucun terroir, on peut s’intéresser aux primeurs, on peut aimer les crus qui ont quelques années de bouteille et il faut reconnaître les vertus des vendanges tardives.
Enfin, il faut soigner la gestion des ressources, maîtriser le vieillissement et consommer avec modération.
À votre santé !

Pierre Auguste
Le 29 avril 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-04-28

Les clés du succès

LES CLÉS DU SUCCÈS.


Quiconque a un peu vécu, sait que la vie est une leçon de vocabulaire.
Les mots trompent, peu ou prou, parfois énormément. Ils permettent aussi de détromper.
Il faut donc mettre les mots sous haute surveillance. Chacun les siens, mais aussi ceux des autres.
L’informatique et Internet n’ont fait qu’ajouter à cet impératif.
Si vous interrogez le réseau sur la restauration, vous serez promené de l’immobilier aux objets d’art en passant par l’hôtellerie et l’histoire de la royauté.
Si dans un CV vous désignez un lieu géographique, il n’est pas indifférent de préciser s’il s’agit du lieu de votre naissance, celui de vos études, celui de votre résidence ou celui de l’emploi de vos rêves.
L’informatique est dure et méchante. Elle ne sait pas interpréter les rêves. Elle se perd dans nos molles circonvolutions cérébrales. Elle est rapide pour propager les erreurs.
Telles sont les justifications des contraintes imposées par les interfaces que sont les formulaires pour orienter la formulation et le positionnement de chaque information. Formulaire, formulation, même combat. L’objectif de pertinence et de rapidité des recherches informatiques nous a conduits à exclure la possibilité de « joindre » des documents préétablis de structures trop diverses. Certes l’informatique doit s’adapter aux vœux des humains, mais il faut bien accepter les contraintes de la numérisation.
Les systèmes informatiques et les êtres humains qui les utilisent ne pouvant pas deviner les réalités profondes de tous les cerveaux, la précision et la diversité du vocabulaire s’imposent plus que jamais.
Il faut donc ouvrir les dictionnaires, réhabiliter l’orthographe et honorer l’Académie !
L’efficacité et la pertinence des réseaux informatiques sont des questions de sémantique.
Un site est d’autant plus pertinent que les appellations correspondent à leur objet.
Les dénominations varient selon les secteurs d’activité qui confisquent à leur profit des mots en leur donnant un sens qui leur est spécifique. Selon les cas, les mots sont soumis à des glissades vers un sens particulier ou à des dérapages vers un sens plus général.
La diversité des « entrées » est l’une des clés de la pertinence. Les mots clés ouvrent les portes, ou fourvoient les utilisateurs.
Les expressions les plus simples, les plus proches du langage naturel, sont gagnantes à condition de ne pas être ambiguës.
Des utilisateurs avertis ont adopté nos sites qui leur permettent de diffuser avec efficacité leurs offres ou leurs demandes d’emploi et de services. Ils ont compris la nécessité d’une formulation rigoureuse et l’intérêt de pouvoir définir la diffusion la plus appropriée qui leur permet d’émettre leur annonce simultanément sur plusieurs sites pertinents choisis parmi 125 sites actifs.
Un bon ciblage évite les harcèlements et permet de toucher les destinataires « utiles ».
Commodité d’emploi, rigueur de la formulation, diversité des entrées, largeur de l’audience, précision et multiplicité de la diffusion, facilité du suivi, qualité du conseil, permanence et prix du service. Tels sont nos objectifs et nos résultats.
Vous devriez facilement déceler les sites et les clés qui répondront le mieux à vos attentes.
Nombreux sont ceux qui ont déjà trouvé.
Nos clients savent que nous pouvons les aider à choisir les mots et les mots-clés qui permettront à leur annonce de porter un message concis, clair…et « Net ».  

Pierre Auguste
Le 22 avril 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-04-21

Profil de carrière

PROFIL DE CARRIÈRE


Au temps de l’économie triomphante, on entrait dans la carrière sans attendre que les aînés n’y soient plus. Les « jeunes loups » montraient les dents qu’ils avaient fort longues. Les « cadres dynamiques » avaient des « prétentions. ». On se faisait tirer « son profil de carrière » comme d’autres se font tirer les cartes.
Des temps plus difficiles sont venus qui ont changé la donne.
Nul ne peut prétendre aujourd’hui savoir ce qu’il fera demain.
L’ouverture du monde et le déferlement des techniques ont fait sauter la porte des écluses. Les vagues dépressives ou les raz de marée se propagent que nul réservoir ne vient amortir ou écrêter.
Les perturbations sont plus promptes que les réflexes des décideurs et les effets des actions correctives sont plus lents que les phénomènes à maîtriser.
Qu’ils soient de statut étatique ou privé, les grands dinosaures et les mammouths sont dévorants, écrasants et un peu patauds.
Après les analogies hydrauliques et paléontologiques, forçons le trait par une image écologique un peu verte des enchaînements temporels. L’étude d’un projet de plantation d’une forêt prend deux ans, la décision de plantation en prend cinq, la mise en œuvre du plan en prend dix et on change d’idée tous les deux ans. La forêt demandant cinquante ans avant de produire, et malgré la résistance de l’administration aux alternances et au changement, on arrive tout juste à produire des arbres de Noël.
Le temps qui passe devrait imposer la continuité des efforts. Mais la stabilité des dirigeants est mise à mal par l’opinion car le cornac collectif, actionnaire ou électeur, a une variabilité aussi grande que celle du temps qu’il fait.
En définitive tout est affaire d’opinion et de culture de l’opinion.
Les dirigeants cultivent l’opinion de leurs semblables sur des cycles courts. La culture, la vraie, se construit dans la durée.
En définitive, en démocratie c’est le peuple souverain qui est responsable mais les flatteurs prennent toujours le parti de l’exonérer.
Ne faudrait-il pas cesser de promettre à l’individu des résultats qui ne seraient pas fondés sur ses efforts ? Ne faudrait-il pas lui demander avant tout de prendre en charge son développement personnel par un effort permanent de formation professionnelle, d’approfondissement de ses connaissances et d’élargissement de sa culture ?
On prône le droit à la formation. Ne devrait-on pas aussi exalter le devoir individuel de formation ?
Notre labyrinthe économique a une multitude d’entrées. Il a une sortie unique qu’il faut chercher en altitude. Le chemin, c’est celui du travail.
L’avenir collectif dépend du travail de chacun. Chacun doit d’abord compter sur soi mais l’avenir individuel est conditionné par le travail de tous. Puisque nous en sommes aux images, il faut bien terminer par un message sportif en forme de parabole, propice à la diffusion : Il faut choisir sa voie, s’encorder, grimper, chercher les points d’accrochage sans trop regarder l’abîme et éviter d’envoyer des pierres à ceux qui sont dessous.
Le profil de carrière ne peut être tracé qu’à posteriori. Quand on est parvenu au terme, sinon au sommet.
C’est la glorieuse incertitude du sport et de la vie.

Pierre Auguste
Le 15 avril 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-04-14

Statut et stature

STATUT ET STATURE


Le débat permanent sur le travail et l’emploi gagnerait en clarté si l’on évitait de confondre les nombreux sens de ces deux mots.
Les entreprises peuvent avoir du travail à donner mais elles ne cherchent pas forcément des employés pour le faire.
Chacun peut voir du travail que personne ne fait par consensus naturel entre ceux qui ne veulent pas le payer, ceux qui ne veulent pas le faire et ceux qui ne veulent pas l’imposer.
On peut le regretter mais lorsque l’économie stagne, la voie la plus facile pour réduire les charges est de réduire les effectifs.
On peut s’en étonner mais lorsque le chiffre d’affaire d’une entreprise régresse, l’administration continue à exiger le paiement des impôts, taxes et prélèvements divers sur les taux de la pleine activité. La sécurité voudrait qu’un avion en perte de puissance soit rapidement délesté. Mais le pilotage de l’économie n’obéit pas aux lois de la mécanique.
Les contraintes sociales et la pression due à l’ouverture des marchés ont introduit des orientations nouvelles dans le management.
Sous-traitances, externalisations, délocalisations, restructurations, travail intérimaire, consulting sont autant de solutions mises en œuvre pour assumer les charges ou augmenter le volume du travail sans avoir à maintenir ou à créer des emplois.
En fait, ces problèmes sont devenus les données du problème nouveau qui se pose à chacun.
En conséquence, les individus doivent désormais orienter leur formation, choisir leur statut et conduire leurs recherches en fonction de ces réalités. En comptant surtout sur eux-mêmes.
Ceux qui cherchent la sérénité et la sécurité de l’emploi continueront à viser plutôt la fonction publique ou quelque grand système pérenne.
Ceux qui cherchent ou acceptent l’aventure s’expatrieront ou seront les pionniers de quelque activité nouvelle.
Même si cela aide bien, l’héritage, le mariage, le copinage et le pantouflage ne sont pas les seules voies pour devenir chef d’entreprise. Les vrais entrepreneurs sont avant tout entreprenants.
L’excellence est le meilleur atout pour placer les productions. L’autofinancement est la meilleure garantie contre les prédateurs. L’innovation trouve un terrain favorable dans des petites structures assez agiles et véloces pour s’adapter aux changements rapides introduits par les évolutions des marchés, des sciences et des techniques.
Plus que jamais la force des individus reposera sur la maîtrise d’une spécialité, sur l’aptitude à en changer, sur une certaine polyvalence et donc sur l’ouverture. Il y aura de la place pour ceux qui sauront produire des factures.
Dès lors que l’individu saura se rendre indispensable par qualité, le statut deviendra secondaire. Le temps viendra sans doute où il ne sera plus possible de se rendre indispensable par effet de statut.
Travail et emploi, la nuance de vocabulaire est importante. Le travail suppose des clients. L’emploi suppose des employeurs. Le demandeur d’emploi se préoccupe d’abord de son statut. Celui qui offre du travail pense surtout à la stature.
Même si le plus grand nombre continuera à être salarié, l’individu de demain devra, par sa formation et son savoir-faire professionnel, se donner une stature « commercialisable » pour ne pas s’installer dans le statut de chercheur d’emploi.
C’est un vaste programme d’avenir, individuel et collectif.

Pierre Auguste
Le 08 avril 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-04-07

Question d'étiquette

QUESTION D’ÉTIQUETTE


En observant le fonctionnement de nos sites, il nous semble que les réalités humaines ou sociales échappent à la pression politique, comme autant de poignées de sable fin et sec.
Quoique de manière différente, les mêmes problèmes continuent à se poser à travers les « générations ».
Pour se faire une place au soleil il a toujours été utile d’être le fils de son père.
Pour être juste avec la République, il faut reconnaître que les talents et les diplômes ont ouvert les portes de l’ascenseur social.
Mais pour ceux qui n’ont pas d’attaches familiales ou de relations et qui sont passés à côté de l’ascenseur, il ne reste que l’escalier.
Pour ne pas rester sur le trottoir, il faut avoir du souffle et du jarret. Mais il faut aussi prendre garde aux étiquettes, d’abord pour bien savoir à quel étage on se trouve et pour frapper aux bonnes portes.
Il faut aussi faire très attention aux étiquetages que les employeurs et les recruteurs sont, par profession, appelés à pratiquer.
Les sages savent qu’ils sont les seuls à ne pas voir les étiquettes qui leur sont collées dans le dos.
Une tenue hors convention ou hors de circonstance, une attitude revendicatrice, un langage d’un autre monde, un accent d’ici ou de là, de là-haut ou de là-bas, contribuent à étiqueter les humains par les humains de manière indélébile. Et personne ne peut rien pour l’intéressé, sauf l’intéressé lui-même. Qui pourrait se substituer à l’individu pour fournir les efforts nécessaires à la maîtrise de notre langue afin de s’exprimer avec clarté dans la nébuleuse de la francophonie ?
Mais les risques de l’étiquetage ne se limitent pas aux apparences.
La formulation d’une candidature, la description de l’emploi recherché, l’énumération des compétences acquises, la présentation des aptitudes potentielles sont autant d’étiquettes que le demandeur s’accroche à lui-même.
Des formulations trop vagues pour un emploi précisément défini, ou au contraire trop étroites pour un emploi qui requiert de l’ouverture, peuvent faire éliminer un candidat dès la présélection, souvent réalisée maintenant par des automatismes.
Nos formulaires et nos fermes recommandations n’ont pas d’autre objet que de déjouer les pièges du vocabulaire, des formulations et des « champs » informatiques qui véhiculent ou stockent les données.
Nous ne saurions trop conseiller aux candidats de prendre garde à l’étiquetage caractériel. Il ne sert à rien de crier : prenez-moi comme je suis ! Il est désastreux de dire sur un ton agressif : aimez-moi ! Plus ou moins directement, nous sommes toujours un peu recrutés par nos pairs.
Les caractéristiques intellectuelles ou culturelles, les aptitudes ou les qualités personnelles ne sont pas des entités mesurables. Elles sont appréciées par différence et les appareils de mesure que les employeurs cherchent à se donner ont toujours une certaine « élasticité » contestable.
Pour ne pas réduire ses chances de trouver un emploi convenable il est utile de différencier les acquis professionnels, les potentialités et les vœux. Pour se soustraire aux standards et aux gabarits préétablis que l’on ne connaît pas, il est souhaitable de ne pas s’enfermer soi-même dans des formulations trop stéréotypées, sauf lorsque les techniques professionnelles l’imposent
Les réalités commandent le réalisme. La première démarche vers la recherche d’emploi est un regard sur le marché. La deuxième est un regard sur soi.
Il faut le répéter : Attention aux étiquettes.
Le langage le dit : l’étiquette c’est une question de savoir-vivre. Et selon l’un des derniers concepts du management, c’est aussi une question d’éthique fondée sur des attitudes qui exigent la réciprocité de la considération et des égards.

Pierre Auguste
Le 01 Avril 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-03-31

L'allumeur de réverbère

L’ALLUMEUR DE RÉVERBÈRE


La semaine dernière un estimé hebdomadaire a alimenté le débat sur l’Internet dans lequel nous tentons d’apporter quelques lueurs perçues de notre lucarne en les réfléchissant vers le vaste monde.
Dans un article finement ouvragé, l’auteur a « écumé l’immensité du Web » pour évaluer les sites gratuits offerts aux « petits et grands enfants. » Cette louable étude évaluative et comparative, réalisée selon un « protocole précis », a été publiée au moment même où nous nous félicitions ici d’avoir préservé nos sites de la publicité.
Nous souhaiterions que ne restent pas sans réponse quelques questions sur la profondeur des espaces infinis qui effrayaient tant Pascal lequel, soit dit en passant, savait calculer.
De l’originalité du concept, jusqu’à l’étendue des informations, sans oublier les jeux, les graphismes, la surveillance des contenus, rien n’a échappé à l’investigation de l’article qui nous occupe. Rien, sauf l’aspect économique de « la chose »
L’évaluateur apprécie tel aspect de tel site mais regrette d’y trouver de la publicité. Il loue tel avantage d’un autre site, mais regrette de devoir payer un abonnement pour accéder à ses délices.
Mais sur quelle planète vit donc le lecteur supposé ?
Le grand enfant ne sait-il pas que pour faire fonctionner un site il faut un serveur, des moyens de communication, de la bande passante et de l’électricité ? Les développeurs, les superviseurs, les graphistes et tous ceux qui gravitent autour de ces systèmes pour les faire vivre ne se nourriraient-ils pas tous les jours ? Toute peine ne mériterait-elle plus salaire ? Ne faut-il pas quelqu’un pour se résoudre à payer ?
Tout a un coût même ce qui semble être gratuit. Ce qui diffère c’est le mode de paiement. Ceux qui comptent acceptent les justes prix, clairement tarifés.
Les grandes manœuvres que l’on observe dans le Krieg-spiel des capitaux de presse n’annoncent pas des bouleversements dans les doctrines médiatiques.
Ainsi en sera-t-il d’Internet comme de la presse. On peut regretter de devoir souscrire un abonnement ou d’ingérer de la publicité avant d’accéder aux informations et aux services On peut rêver d’une presse bénévole faisant appel à des mécènes pour financer l’encre, le papier…et les rédacteurs. On peut même souhaiter plus de vigilance sur les contenus.
Chacun rêve d’une planète simple où l’allumeur de réverbère coulerait des jours heureux en assumant fidèlement sa mission éclairante sans se préoccuper des vulgarités matérielles.
Mais nous vivons sur une planète terre-à-terre que nous partageons avec quelques allumés.
Il faudra plus d’une « chandelle » pour les éclairer.

Pierre Auguste
Le 25 mars 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-03-24

Pop-up et frénésie

POP-UP ET FRÉNÉSIE


Le travail professionnel nécessite concentration et continuité.
La recherche de travail fait partie intégrante de la pratique du métier.
Lorsque l’on est appliqué à faire une saisie ou à lire un texte sur un écran, il est exaspérant de voir son champ visuel occupé par une image sans rapport avec le travail en cours.
Cette pollution fixe et permanente divise l’attention, brouille la perception et complique les tâches.
Cela devient insupportable lorsque s’y ajoute une pollution dynamique et intrusive, qui « prend la main », agresse, interrompt, appelle des réactions immédiates, fait perdre du temps, rend nerveux
Comme l’ont remarqué des professionnels, économes de leur temps et de celui de leurs collaborateurs, nous avons banni la publicité, les bannières et autres « pop-up. »
Pour les médias la publicité est une manière de faire payer par d’autres les coûts de production et de distribution.
Mais lorsque la publicité fait irruption dans la production et vient la perturber, il faut la remettre en cause sans mollesse.
Ceux qui savent compter savent aussi que les réductions des coûts peuvent avoir un coût !
Nous avons développé un outil spécifique, qui donne aux entreprises et aux individus un outil de travail expurgé de publicité pour ne pas en faire une machine à disperser l’attention.
Cet outil est fondé sur des formulaires précis par lesquels les utilisateurs sont guidés afin de fournir des informations pertinentes et bien formatées pour permettre les traitements informatiques. Il permet la diffusion « ciblée » et la confrontation dynamique des annonces et des demandes. Il facilite les opérations préparatoires à la sélection, présente clairement les informations et met à la disposition des utilisateurs le moyen de communiquer et de suivre les candidatures ou les opérations de recrutement.
Les performances de nos moyens reposent sur une bonne exploitation des caractéristiques des réseaux.
L’audience de nos sites témoigne du bien-fondé de nos choix et de notre démarche pour l’amélioration persévérante de la qualité et de la diversité des services.
Certes Internet est un nouveau média. Mais ce serait une erreur de croire que ce n’est qu’un média. C’est aussi un outil de travail et de production qui doit être développé, financé et utilisé comme tel.
Et comme c’est aussi un médium, les systèmes d’information qui l’utilisent peuvent être, pour eux-mêmes, des vecteurs de communication et de publicité.
Si vous en avez assez de la publicité. Venez donc sur nos sites !
La publicité y est discrète, autonome et sereine.
Et personne ne vous empêchera de préférer la frénésie de l’éphémère !

Pierre Auguste
Le 18 mars 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-03-17

Discrimination raciale et recrutement

DISCRIMINATION RACIALE ET RECRUTEMENT


On a tout dit sur la discrimination raciale au recrutement. Chacun peut l’observer, la société sécrète de l’agressivité et se fourvoie dans les excès du principe de précaution. Mais l’ingénierie sociale emmêle les causes et les effets des accès d’ostracisme et laisse dans l’ombre quelques vérités
Lorsque le travail abonde et la main-d’œuvre manque, on ne regarde pas la couleur de la peau de celui qu’on embauche. Les aînés se souviennent de « l’importation » massive de main-d’œuvre africaine « consentie » pour satisfaire les besoins de l’économie « des trente glorieuses ». Faute de savoir créer des emplois, on veut aujourd’hui répartir la pénurie. On est tenté d’habiller Mohamed en déshabillant Pierre, sans habiller Paul ni Mamadou. L’un sera mécontent de n’avoir pas ce qu’il souhaitait, le deuxième d’avoir été spolié, les deux autres d’avoir été évincés. Les quotas seraient une autre forme de la discrimination raciale qu’on cherche à abolir ! Logique où es-tu ?
Ceux qui ont quelque culture savent que l’exode rural antérieur à la deuxième guerre mondiale a généré dans la vie urbaine des discriminations d’origine sociale semblables à celles que les idées reçues attribuent aujourd’hui aux différences raciales.
Il n’est pas nouveau de voir arriver à la ville des gens dépourvus de logement et de ressources. Vêtus, vivant, parlant et chantant comme dans leurs villages d’origine, ils se regroupaient dans des quartiers pour être entre soi et s’entraider
Déjà les rejets étaient question de pauvreté, de costume, de coutumes et de langage.
La pauvreté et la richesse ne sont l’exclusivité d’aucune catégorie ethnique. Quel que soit le nombre de gros dans le parti des maigres *, il y a aussi des maigres dans le parti des gros.
La pauvreté et la paupérisation n’ont pas de couleur. Elles sont d’origine sociale.
La question du costume est mineure. Le temps arrange bien des choses. Une mode chassant l’autre, la commodité finit toujours par l’emporter. Nos grands-pères, émigrés de l’intérieur, ont laissé leurs sabots lorsqu’ils ont pu se payer des souliers. Ils ont quitté la blouse pour le bleu de travail. Bien de leurs descendants portent costume conventionnel et cravate. Leur costume traditionnel est « conservé » dans le folklore.
Les coutumes sont plus tenaces. Certaines sont intolérables comme par exemple l’excision. D’autres, y compris religieuses, sont acceptables tant qu’elles ne sont pas ostentatoires. Sans doute faudrait-il enseigner, en appendice des programmes de mécanique et de philosophie, que le principe de l’action et de la réaction est transposable aux relations humaines. On peut le regretter mais en affichant ses différences on s’expose aux réactions des intolérants et des imbéciles. En refusant les différences on s’expose aux réactions des « écorchés vifs » et des fous de « quelque chose ». La modération, la sérénité, l’ouverture d’esprit, mais aussi la fermeté, sont les antidotes des poisons jumeaux de l’intolérance et de l’excès de tolérance.
Le langage est la grande affaire. Les sabirs de banlieue ont succédé aux « patois » des faubourgs de jadis dans la panoplie des repoussoirs. Sans s’exposer aux excès de la « répression culturelle », les pouvoirs publics doivent s’engager dans une politique résolue de « francophonie interne ».
Les administrations, les établissements scolaires et universitaires, les mouvements associatifs, les entreprises doivent tout mettre en œuvre pour que la langue Française soit enseignée, pratiquée, respectée. Au risque de choquer, il faut accepter que la maîtrise de la langue puisse être un préalable à l’emploi. En faire un critère de sélection est légitime si c’est pour garantir aux entreprises que leurs collaborateurs pourront maîtriser les techniques à mettre en œuvre et sauront communiquer avec leurs pairs, leurs subordonnés, leur encadrement, leurs fournisseurs ou leurs clients. L’efficacité, la sécurité, la prospérité et la culture sont au bout du chemin. Et avec elles la création d’emplois, la fin des discriminations abusives, puis la réduction des tensions sociales.
Annonçons nos couleurs, nous oublierons la couleur. Les exclus, à l’école ! Mais laquelle ?

Pierre Auguste

Le 16 mars 2005


*Charles Péguy estimait qu’« Il y a trop de gros dans le parti des maigres. »...

Par Pierre Auguste le 2004-03-15

Frimas et giboulées

FRIMAS ET GIBOULÉES


Le mois de février a été froid. Pour beaucoup, ce fut le mois du ski.
L’échelonnement des vagues vacancières a réjoui les professionnels de la glisse.
Pendant que la population active dévalait les pentes enneigées, il lui était difficile de remonter la courbe de l’activité économique.
Les hauts et les bas sectoriels et saisonniers vont se moyenner dans les grands chaudrons de la comptabilité nationale et des statistiques institutionnelles.
Le retour des vacances et le passage de février à mars ont donné à ceux qui ne sont pas partis l’impression que s’est mis à flotter dans l’air comme un parfum de nervosité.
Plus que de coutume et plus que de raison, l’impatient s’est impatienté, le criard a crié, l’impérieux a exigé, le vindicatif a menacé, le péremptoire a réclamé sans avoir lu, l’étourdi a parlé sans réfléchir, le pingre a chipoté sans avoir calculé.
Heureusement, le plus grand nombre est là, silencieux et compréhensif. Souvent amical.
Nous savons que la vie n’est pas facile pour tout le monde et nous essayons de la faciliter.
Nous cherchons à améliorer nos services. Vous avez pu observer que les accès à nos sites visent désormais à satisfaire ceux qui veulent circonscrire la géographie de leurs recherches. En matière d’emploi il se passe toujours quelque chose quelque part mais chacun a ses horizons.
Vous disposez maintenant d’entrées régionales directes qui ne pouvaient pas être ouvertes avant d’être en mesure de présenter un minimum d’offres et de demandes pour l’ensemble du territoire.
Désormais, chacun aura plus de choix dans l’ordre de ses requêtes ce qui ne devrait pas poser de difficultés opératoires nouvelles car le système obéit toujours à la même logique d’ensemble.
D’autres améliorations sont en cours de mise au point pour produire toujours plus d’efficacité et de commodité d’emploi de notre outil de confrontation des offres et des demandes.
Nous voulons innover car c’est en marchant qu’on crée le mouvement. Des petites vignettes vous signaleront les nouveautés.
Nous essayons aussi de mettre un peu de sérénité dans les rapports humains qui en manquent parfois.
Dans la morosité ambiante il n’est pas inutile de diffuser non seulement de l’information mais aussi un peu d’optimisme.
Comme l’a dit le poète, février fait glisser nos pas et mars, qui rit malgré les averses, prépare en secret le printemps.
Au travail ! Il reste un mois pour redresser l’économie avant les vacances de printemps.

Pierre Auguste
Le 10 mars 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-03-09

Nouvelles, venues d'ailleurs

NOUVELLES, VENUES D’AILLEURS


Selon une rumeur ancienne on ne ferait pas de bonne littérature avec des bons sentiments.
Le journalisme est un art littéraire qui partage quelque peu cet adage. Les nouvelles dont il nourrit les insatiables et les saturés d’information inspirent les meilleurs mais aussi les pires sentiments.
Certes, il serait d’un ennui mortel d’énumérer tous les jours les trains qui sont arrivés à l’heure, même si cela constituait un événement.
Et le citoyen apprécie d’être averti que le dernier virus à la mode risque de nuire à sa santé ou à celle de son ordinateur.
Il faut remercier les journalistes de nous mettre en garde et de nous permettre de prendre les mesures de sauvegarde nécessaires. La première de ces mesures est de se tenir mentalement prêt à tout et d’attendre avec philosophie les événements fâcheux. Mais en matière de prévention l’intelligence, la détermination et une bonne hygiène de vie peuvent beaucoup. Un ordinateur averti en vaut dix.
Une remarque mérite cependant d’être faite à ceux qui font le dur métier de déterminer « ce que vous devez retenir de l’actualité. » Remarquez l’optimisme de celui qui suppose que ces lignes seront lues par un journaliste.
Il s’agit d’évoquer ici l’information relative à la délinquance informatique.
Les exploits des intrus, des pirates et autres « haqueurs » sont souvent présentés avec la complaisance réservée aux aventuriers de rêve comme le récurrent Arsène Lupin.
Bien sûr, l’audace et les inventions en matière de nuisance informatique de certains collégiens surdoués peuvent avoir un côté sympathique.
Mais les attaques contre les outils de travail risquent d’avoir des conséquences qui ne sont pas tolérables.
Il y a certainement mieux à faire pour exister et pour protester contre les abus des magnats de l’informatique que de tenter de mettre à bas les systèmes sur lesquels reposent l’équilibre économique des entreprises et le fonctionnement général de la société.
Il serait sans doute charitable de mettre aussi en garde les étourdis qui seraient tentés par ce genre de facéties.
En effet, « selon des sources bien informées », la plupart des délinquants informatiques seraient désormais détectés, identifiés, appréhendés, inculpés et commenceraient à être condamnés.
Serait-il sans intérêt de confirmer l’information et, le cas échéant, de faire savoir sur les réseaux que les trains mis en retard risquent fort de conduire les passagers clandestins au terminus de la prison.
La littérature y perdrait peut-être une source d’inspiration mais le journalisme y gagnerait un vaste champ d’investigation. Après s’être occupés des pirates on pourrait s’intéresser aux pavillons des corsaires.

Pierre Auguste
Le 04 mars 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-03-03

Évolution des services aux consultants

ÉVOLUTION DE NOS SERVICES AUX CONSULTANTS


Nos sites sont nés de notre activité de consultant. Ils visaient à nous attacher des concours. Les consultants, indépendants ou entreprises, ont afflué car tous ont le besoin permanent de se faire connaître, de prospecter des clients, de coopérer avec des pairs et d'avoir des informations sur l'état du marché.
La diversité des domaines couverts, la pertinence des contenus et la cohérence de notre démarche ont bien positionné nos sites.
Nous augmentons progressivement le nombre des spécialités directement accessibles et l’efficacité de nos services.
Par l’adaptation de nos outils, matériels et logiciels, nous avons pu maîtriser l’accroissement des charges du système résultant de l’augmentation de l’audience.
Le nombre de consultants ou d’experts inscrits et le nombre des offres de mission sont devenus tels que nous ne pouvons pas nous mettre en position systématique de maître d’œuvre. Nous avons décidé d’ouvrir la possibilité de contacts directs entre les demandeurs et les offreurs de services.
Les consultants sont des professionnels confirmés, individuels ou entreprises, qui doivent équilibrer l'économie de leurs activités. Il est normal qu'ils apportent une contribution au financement du fonctionnement d’un système qui leur apporte un service de prospection et d’information sur le marché les concernant, sur les misions offertes et sur les consultants ou experts susceptibles de leur apporter des concours.
Le nouveau service aux consultants, rémunéré à l’acte de mise en contact, sera facturé au demandeur du contact avant la levée de l'anonymat de l’offreur de mission.
La « vente » des contacts sera limitée en nombre afin que la probabilité de conduire chaque prospection à bonne fin soit proportionnée avec les prix.
Des solutions de regroupement de ces actes pourront être offertes.
Notre objectif sera de pratiquer des tarifs ajustés et compétitifs.
L’inscription et l’accès aux données anonymes continueront à être gratuits.
Cette adaptation commerciale entraînera quelques modifications des formulaires et des procédures mais la pratique opérationnelle de nos sites restera sensiblement la même.
Nous mettrons tout en œuvre pour vous faciliter la transition vers un ensemble de services soumis à deux modes de fonctionnement distincts selon la répartition des rôles retenue pour chaque opération
Dans le mode de fonctionnement nouveau, les offreurs de missions pourront toujours nous demander de les assister pour la formulation et le ciblage de leurs annonces et pour la recherche ou la sélection des consultant.
Comme par le passé, nous restons évidemment à leur disposition pour la conduite de certaines opérations.
Nous espérons que tous les utilisateurs de nos sites, offreurs et demandeurs, comprendront cette évolution et apprécieront cette diversification qui leur ouvre des possibilités « d'autonomie des contacts », des facilités de prospection et des libertés de négociation.
Nous les remercions pour la confiance qu'ils voudront bien continuer à nous accorder.

Pierre Auguste
Le 12 février 2004
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Par Pierre Auguste le 2004-02-11

Le prix de l'excellence

 

Le PRIX DE L'EXCELLENCE


Si j'étais habilité à distribuer des prix, je donnerais celui de l'excellence à Christophe Lamoure pour ses « 365 petits bonheurs philosophiques » Éditions Milan.
Ce livre fonctionne comme une bombe. Pour toucher le plus grand nombre possible d’innocents, ce professeur de la France profonde explose la philosophie et en disperse les éclats avec une minuterie d’une grande précision.
Tout cela vient des siècles et semble écrit pour les gens d’aujourd’hui en prouvant de façon éclatante que la philosophie n’est pas réservée à l’usage exclusif des lycéens et de quelques professionnels.
Pour ne donner qu’un exemple je citerai un fragment d’une phrase d’Hippolyte Taine parmi celles que l’auteur a exhumées pour nous montrer que la philosophie a de beaux restes :
« Suivre sa vocation, chercher dans le grand champ du travail l’endroit où l’on peut être utile, creuser son sillon ou sa fosse… »
Chacun peut y trouver son compte.
Certes, le lycéen y trouvera une incitation à une mûre réflexion pour son orientation.
Mais, après méditation, le futur stagiaire s’intéressera aux débouchés avant de contacter une entreprise, le demandeur d’emploi rédigera autrement sa lettre de motivation et son curriculum vitæ, le salarié y trouvera des raisons de se perfectionner et d’envisager des recyclages, le consultant, l’expert et le travailleur indépendant se décideront à de courageux repositionnements.
Et surtout, peut-être, l’employeur et le gestionnaire des ressources humaines considèreront-ils autrement, un personnel qui connaît sa vocation, cherche l’utilité et creuse son sillon.
Le « grand champ du travail » est en rapide et perpétuelle évolution. Les savoirs et les savoir-faire se multiplient et se diversifient. L’emploi est une dynamique présente qui doit inlassablement être repensée en fonction des réalités futures.
Si les profils de carrière existent, c’est à posteriori.
L’excellence a ses contraintes. Elle a ses risques. Elle a un coût.
C’est pour cela qu’elle a aussi un prix. C’est le prix du travail, de l’intelligence, de la volonté et du courage. C’est pour cela que chacun doit creuser. Plutôt son sillon que sa tombe.
Merci à Hippolyte et bravo au prof !

Pierre Auguste
Le 5 février 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-02-04

Les chausses-trapes de l'orthographe

LES CHAUSSE-TRAPES DE L’ORTHOGRAPHE


Attention à l’orthographe ! Soignez l’orthographe ! Nulle autre injonction n’aura martelé autant d’oreilles, sensibles ou dures.
Si l’orthographe savait trouver les mots, elle ferait d’abord remarquer qu’elle est excellente pour entretenir la mémoire, qui est la plus belle faculté que l’on puisse citer dans ses références.
Elle pourrait aussi faire valoir qu’il faut pouvoir reconnaître les verts du peintre, les verres du garçon de café et les vers du jardinier qu’il faut toutefois distinguer des vers du poète au nombre de leurs pieds.
Pour ne pas mourir idiot il faut savoir qu’on est un imbécile avec un seul « L » et que l’imbécillité prend son envol avec deux. Quand on se veut bien informé et si l’on veut gravir les sommets de l’emploi, il vaut mieux ne pas ignorer que l’accent circonflexe de la cime est tombé dans l’abîme.
Grâce à moi, dirait l’orthographe, on peut aussi entretenir des liens d’amitié avec les copains en leur rappelant, au bon moment, que trait d’union s’écrit sans trait d’union !
Et pour séduire, il vaut mieux se souvenir que l’on intéresse et que l’on caresse avec un seul « R mais que l’on embarrasse avec deux.
C’est pourquoi on est bien malheureux quand on ne connaît pas l’orthographe.
Chaque individu peut décider que l’orthographe ne l’intéresse pas.
Mais il vaut mieux savoir que l’orthographe est, de fait, un critère de sélection. Pour bien des responsables, la maîtrise de l’orthographe annonce un individu travailleur, cultivé, volontaire, respectueux des autres et des usages. Elle leur laisse espérer une aptitude à éviter les chausse-trapes.
Ces remarques générales appellent quelques précisions concrètes sur notre manière de considérer l’orthographe sur nos sites.
Si l’orthographe nous paraît dénoter un décalage entre la pratique de la langue et les aptitudes requises, nous ne publions pas le CV concerné.
En ne corrigeant pas les CV avant de les mettre en ligne, nous laissons à l’éventuel employeur des éléments d’appréciation sur la candidature.
Nous ne corrigeons pas non plus les offres d’emploi courantes. Il n’est pas indifférent pour un futur employé de savoir que son éventuel employeur est regardant ou non sur l’orthographe.
Nous offrons à nos clients un service payant d’aide à la rédaction des CV. Cette aide peut comprendre une correction orthographique. Cela peut paraître contradictoire mais nous n’avons pas pour autant le sentiment de déroger à nos principes ou de trahir. Ce type de prestation fait suite à une prise de conscience de l’intéressé, qui assume ses insuffisances et cherche à les compenser par une démarche vers la qualité, personnelle, volontaire et probablement reconductible.
Certains de nos services relatifs aux annonces peuvent comprendre ou être complétées par une aide rédactionnelle.
Telle est notre attitude générale relative à l’orthographe. Nous espérons que les utilisateurs de nos sites s’en souviendront pour rédiger les textes et les formulaires qu’ils se proposent de lancer sur le réseau. Il leur arrive d’être lus par des censeurs sourcilleux !
Nos professeurs avaient raison. Il faut soigner l’orthographe. Trop de symptômes laissent penser qu’elle est malade.
À propos, comment s’écrit chausse-trape ? Au singulier et au pluriel. C’est rigolo, non ?

Pierre Auguste
30 janvier 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-01-30

Aide-toi...

AIDE-TOI…


Un célèbre chef d'état américain exhortait ses compatriotes à peu près en ces termes : « Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande-toi ce que tu peux faire pour lui. »
Plus de quarante ans plus tard cette phrase a gardé toute sa vigueur. Mais chez nous, aujourd’hui, chaque citoyen en difficulté doit aussi se poser la question de savoir ce qu’il peut faire pour lui-même.
L’emploi est l’une des composantes essentielles de la vie. L’aptitude à la recherche d’emploi fait partie intégrante de la qualification professionnelle.
Rien ne sert d’avoir des talents, des compétences ou des savoir-faire sans un minimum de savoir-communiquer et de savoir-négocier.
De nos jours un chercheur d’emploi doit être son propre agent commercial.
À l’heure d’Internet, les modes de recrutement sont en pleine mutation. Chacun doit s’y adapter.
Le chercheur d’emploi conscient et organisé sait que les véritables talents trouvent à s’employer. Mais il sait aussi que les offreurs d’emploi se montrent toujours plus exigeants.
Il est vital de connaître et d’utiliser les voies et les moyens par lesquels les compétences seront, au moment voulu, mises « sous le nez » de celui qui les cherche, parfois sans le savoir.
Quiconque a un minimum de pratique d’Internet sait que les formulations et les mots clés sont essentiels et que le maître-mot de la communication automatisée est la pertinence.
Les champs de saisie des informations ne s’accommodent ni de flou, ni d’à peu près ni à fortiori d’erreurs.
Il vaut mieux ne pas noyer l’information dans un magma dont personne, et surtout pas un ordinateur, ne reconnaîtra l’ordonnance. Les sites et les moteurs de recherche généralistes sont capables de sortir en un temps record de joyeux cocktails qui découragent toute exploitation.
Pour améliorer la pertinence, il est bien préférable d’utiliser des sites spécialisés avec des portails précis, bien balisés, alimentés par des formulaires bien structurés et rigoureusement saisis. Et d’en accepter les contraintes qui ne doivent rien à la malveillance.
Mais le chercheur d’emploi avisé sait qu’il ne suffit pas de lancer des bouteilles à la mer. Il faut « cibler » les destinataires, prospecter en direction des offres, suivre et relancer à bon escient mais sans harcèlement contre-productif. Un point hebdomadaire est raisonnable. Si les réponses tardent, le bon chasseur d’emploi n’hésite pas à réinitialiser ou à reformuler ses candidatures, et même à changer son « positionnement » professionnel en fonction des réalités du marché du travail.
La recherche d’emploi est une activité professionnelle qu’il vaut mieux toutefois pratiquer chez soi, hors de la vue de son employeur actuel.
Et puisque nous sommes en France, personne ne doit oublier que la maîtrise du français sera toujours un critère de sélection.
La recherche d’emploi passe par la culture professionnelle mais aussi par la culture générale.
Voilà les bases de ce que chacun peut faire pour soi. C’est un travail de longue haleine. Il vaut mieux s’y mettre tout de suite.

Pierre Auguste
Le 23 01 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-01-22

L'obscure clarté qui tombe des étoiles

L'OBSCURE CLARTÉ QUI TOMBE DES ÉTOILES


Nous qui faisons métier d’écrire pour ceux qui vont devoir communiquer avec des ordinateurs, nous savons combien il est difficile d’être clair et d’être compris par tout le monde. Nous sommes naturellement portés à être indulgents pour ceux qui font le dur métier d’écrire les textes fondateurs.
Mais quelle mouche a donc piqué ceux qui font métier de légiférer sur l’activité des réseaux informatiques ?
Ce qui est clair c'est que leur loi ne l'est pas.
Avant même d’y pénétrer, la confusion commence par l’intitulé d’une loi que l’on a gratifiée d’un nom différent de celui de la loi que l’on se propose de modifier. Ça commence bien !
Le titre ensuite en dit long sur la confusion des esprits. Il suffit d’un coup d’œil pour voir que l’étiquette ne correspond pas avec le contenu du pot. Cette loi dite de confiance est faite presque exclusivement de mesures de défiance envers ceux qui cherchent à construire honnêtement une activité nouvelle.
En y pénétrant un peu on est consterné par ces ajouts et sur-ajouts disjoints du texte modifié ce qui rend l'ensemble incompréhensible.
Et lorsqu’on croit avoir donné quelque sens parcellaire au contenu, on est horrifié par ce que l’on croit avoir compris.
Que voulez-vous promouvoir, l’économie nationale ou les délocalisations ?
Personne ne conteste qu’il faille légiférer. Mais il y a probablement une autre façon de le faire. Nous avons besoin d’une loi structurelle lisible et non de mesures conjoncturelles traitant indifféremment les honnêtes gens et les malfrats et dont l'effet serait de faire travailler surtout les avocats.
Mesdames et Messieurs les législateurs nous sommes enclins à donner raison à ceux qui ont pris la tête de la contestation, votre loi est sans doute à refaire.

Pierre Auguste
Le 14 janvier 2004
              
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Par Pierre Auguste le 2004-01-14

Le passage à l'acte

LE PASSAGE À L'ACTE


On l'annonce. On la prépare. On la recommande. Et si nous la faisions !
Il s’agit bien sûr de la croissance.
En ces temps de frimas, notre économie fait petit feu.
Regardez bien. La cheminée fume et empoisonne l'atmosphère. La flamme vacille et ne rayonne guère.
Écoutez bien. Les ronflements viennent de la chambre et non de l’âtre.
Des chars de bois immenses circulent sur nos routes. En transit international.
On nous le dit, nous sommes les meilleurs, et pourtant les derniers. Ou presque.
Seules les catastrophes nous intéressent. Les nôtres qui risquent de troubler nos vacances. Celles des autres qui inspirent l’application généralisée du principe de précaution.
Après en avoir surestimé les profits potentiels, les investisseurs boudent la nouvelle économie.
Les demandeurs d’emploi attendent des réponses. Les employeurs attendent des jours meilleurs. Les syndicats attendent au coin du bois et tirent sur tout ce qui bouge. Les journalistes pigent vite et bien, observent et pullulent. Les politiques cherchent la ligne mouvante de partage des voix.
Les maires veulent faire de grandes communautés de communes… autour de leur commune.
Les régions se voudraient plus grandes… et plus proches des citoyens.
Les Europhiles veulent optimiser l’Europe. Les nationaux veulent optimiser la nation.
Les libéraux veulent abolir les frontières. Les alter mondialistes veulent le bonheur de tous au détriment de chacun. Les écologistes rêvent de construire des pétroliers à voile et de mettre sous les verrous la science et les savants.
L’Américain nous tétanise comme jadis fut tétanisé et évincé l’homme de Neandertal par l’homme de Cro Magnon.
Le résultat est là. Tout le monde souffre. Tout le monde attend.
Il faut que chacun se décide à mettre enfin une bûche au feu.
Dès qu’il y en aura plus de trois, avec un peu d’air, la flamme repartira.
Chaque acte individuel compte. À condition de passer à l’acte.

Pierre Auguste
Le 8 janvier 2004

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Par Pierre Auguste le 2004-01-07