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Vers les formations en entreprise 3/4-Recruter avant de former

 

Ceci n'est qu'un avis. Une bouteille à la mer. Une sorte de ballon d'essai. Comme disait Montaigne, grand maître des essais, il y a plus de quatre siècles et demi :« Je donne mon avis non comme bon mais comme mien »

Mes idées ne sont pas à vendre. Les adopte qui voudra. Les applique qui pourra.

Nous vivons en un temps où dix à vingt pour cent des hommes ont besoin d'aide alors que nos dirigeants s'obstinent et s'épuisent à placer tout homme en curatelle étatique.


 

Nous avons connu jadis le paternalisme entrepreneurial qui fut voué aux gémonies pour faire oublier qu'il y avait quand même quelque intérêt pour le travailleur d'être logé, instruit, transporté, soigné, et de faire du sport dans des infrastructures et sous animations patronales.

On peut observer que l'état paternaliste de substitution manque quelque peu de ressources et d'humanité dans ses actions d'insertion.

Il est temps de créer une structure qui serait chargée de l'insertion professionnelle et sociale, non de l'humanité entière, mais des êtres humains qui ont besoin d'une aide.

Un haut responsable se verrait confier la coordination de la multitude des organismes ministériels, régionaux, départementaux et locaux qui s'occupent de « gérer » les citoyens en difficultés. Il serait placé sous l'autorité directe du premier ministre pour inhiber les éventuelles réticences ou résistances administratives.

il s'agirait, autant que faire se peut, d'instaurer l'unité de l'action publique, d'éradiquer les tâches subsidiaires, de considérer l'unité de la personne humaine.

Ce serait un jeu d'enfant pour nos experts en ingénierie gouvernementale de trouver une appellation pour cette structure et de définir ses statuts qui pourraient s'inspirer de notre riche patrimoine organisationnel. (Commissariat comme pour le nucléaire, Délégation interministérielle comme la défunte DATAR qui fut chargée de l'aménagement du territoire et de l'action régionale, Agence comme le fut l'ANPE avant de devenir l'Établissement public Pôle Emploi par fusion avec l' Association Assédic...)

Pour débarrasser Pôle emploi de l'image défavorable, que sa mission trop large et difficile lui a « collée », il serait sans doute souhaitable de donner au nouvel ensemble l'appellation et la mission d'une structure d'enseignement. Cet ensemble continuerait à couvrir tout le territoire national mais avec une mission plus resserrée. Il enseignerait, par ses propres moyens, ou en sous-traitance, ou par accès à la téléformation, des modules de connaissances spécifiques, peu enseignées ou préparatoires aux dépôts de candidatures.

Dans un premier temps le nouvel organisme serait constitué par la substance intégrale de pôle emploi dont la mission et les moyens seraient adaptés progressivement pour déléguer des formations aux entreprises et décharger l'enseignement institutionnel de tâches lourdes sans utilité.

Le recrutement a d'abord été soumis au monopole de l'ANPE. Ce monopole a été souvent contourné, notamment par des entreprises étrangères à fortes assises financières. Le recrutement a été ouvert à la liberté commerciale alors que le marché, déjà préempté, était difficile à pénétrer.

L'avènement d'Internet a néanmoins montré que de petites structures nationales pouvaient efficacement procéder à des mises en contact direct des offreurs et des demandeurs d'emploi . Les services de ces opérateurs sont gratuits pour les demandeurs d'emploi et rémunérés par les entreprises clientes. Ils ont l'avantage pour l'état de ne pas être financés par des fonds publics et d'être soumis aux impôts sur les entreprises et autres charges publiques.

Les sites Internet spécialisés dans les mises en contact relatives au travail et à l'emploi ne commercialisent pas les informations et s'imposent des règles strictes de saisie, de présentation, d'échange et de protection des données personnelles.

Internet a déjà rendu bien des services. Comme les très bons écoliers, il peut encore mieux faire. Notamment par la répartition spontanée des tâches et par une autre organisation de la distribution des responsabilités et des moyens financiers

Il faut innover ! Tel est le dernier slogan à la mode. Chiche !

Mais nous préférons vasouiller dans les chichis de la communication.

Pierre Auguste

Le 5 juin 2019

 

 


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