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Les limites du low cost

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low costCes derniers jours, une journaliste en quête de vérité, a pointé un doigt accusateur sur 2 entreprises dont les pratiques semblent pour le moins suspectes : 3 fois plus d’accidents du travail que la moyenne des concurrents pour l’une, des licenciements pour fautes graves érigés en système pour l’autre… Le tableau a été complété par l’actualité du lendemain : une compagnie aérienne supprime 20.000 vols en proposant un faible remboursement à des centaines de milliers de voyageurs lésés.

 

Une des entreprises propose des abonnements téléphoniques à 2 euros, le distributeur des produits alimentaires à des prix très en dessous de ceux de ses concurrents, la compagnie aérienne des billets trans-européens à 45 euros.

 

Nous n’avons entendu aucun “chercheur de vérité” faire remarquer que le point commun entre ces entreprises est qu’elles font toutes du “low cost”. Elles sont entrées sur leur marché en jouant des coudes entre leurs concurrentes déjà installées avec des nouveautés et surtout, dans ce que l’on considère là, des prix extrêmement attractifs.


Les clients se sont précipités sur les opportunités et ce faisant ont déstabilisé les entreprises en place. En entrant en tension dans des marchés qui se sont retrouvés en tensions, les techniques managériales ont vu fleurir des comportements de petits “Kapos” cherchant à tirer le plus possible de tout et tous. Le “client roi” a transformé ses fournisseurs en bourreaux. Et comme le client est aussi fournisseur de quelque chose quelque part, il se retrouve, à son tour, mis en esclavage progressivement par ses propres comportements.


 

 

Le consommateur en veut toujours plus pour de moins en moins d’argent et pousse des cris d’orfraie devant les conséquences de ses actes. L’hypocrisie est de ne pas vouloir voir qu’un produit ou un service a un juste prix, c’est à dire un prix qui permet de payer normalement des salariés dans des conditions normales de travail et de compétitivité.

Une partie de la solution se trouve dans la prise de conscience par chacun, qu’il a une part de la responsabilité dans cette paupérisation qui le choque et le touche, en ne privilégiant pas systématiquement le moins disant, lors de ses décisions d’achats, tout en notant que le plus disant peut présenter les mêmes travers.

 

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