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Les limites de la “petite phrase”

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petite phraseDes exemples récents ont permis de constater les limites de l’utilisation imprudente de la “petite phrase”. Utile dans certains cas, cette “petite phrase” peut être totalement contre-productive dans d’autres. Elle est globalement destinée à faire passer des messages à une cible précise et à renforcer le lien avec les alliés. L’auteur joue une partie de billard selon un système de rebond très précis.

 

Le jeu se complique lorsque des “non alliés”, c’est-à-dire des adversaires ou des opposants entrent dans la boucle. L’opposant va se servir de ce que vous avez dit et surtout de ce que vous n’avez pas dit pour essayer de vous mettre en porte-à-faux auprès de ses propres alliés.


 

L’exercice est rendu encore plus scabreux lorsque des journalistes s’interposent dans le jeu en propageant des versions tronquées de votre phrase et visent à faire du bruit pour faire du bruit et donc exister.

Il n’est plus un espace public ou privé dans lequel un téléphone portable n’est prêt à être dégainé comme une caméra délatrice de supposées déviances morales. Ainsi, une ministre de la République a vu des vidéos d’une réunion publique exhumées au moment où elle a voulu se présenter à la présidence de la République. Son mari s’est vu reprocher une expression malheureuse concernant des “sans-dents” par sa compagne éconduite. Un président en exercice s’est vu pris dans les rêts d’une critique sans fin et ainsi ralenti dans son action, à cause de petites phrases tronquées et sorties de leur contexte.

Ces trois exemples montrent l’impossibilité d’une parole libre avec qui que ce soit, dès lors que des enjeux sont forts.
C’est triste mais c’est comme ça !!!

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